‹ Les pièces de théâtreChapitre 56 sur 170 · DECOURCELLE · texte numérisé non relu

DECOURCELLE

Adrien Decourcelle (1821-1892), gendre de Dennery, collaborateur de Barrière, Thiboust, Bourgeois, Dumanoir, etc.

Parmi ses pièces : On demande un gouverneur, 1853, avec Jaime fils, vaudeville, dont la plupart des situations sont décentes ; — Le gendarme, 1891, cotiiédie grosse dont il faut dire le contraire ; — Uri jeune homme timide..., et amoureux ; — Le premier tapis, acte galant ; — Les tribulations d'un témoin, 1868 ; — Je dîne chez ma mère, 1855, avec Thiboust, l'héroïne est la fameuse dissolue, Sophie Arnould, cantatrice de l'Opéra, morte en 1803 ; — Un vilain monsieur, 1848, avec Barrière.

Pierre Decourcelle, né en 1856, fils d'Adrien, gendre d'Edmond About, grand fournisseur des mélos d'Ambigu, et des romans-feuilletons des journaux parisiens. On connaît les éléments du genre : un beau crime, avec vol, perpétrés dans des conditions tragiques et ingénieuses; un enlèvement d'enfant, de jeune fille ou de femme mariée pour corser l'intrigue.. Le tout commis par un gentleman ou simili associé à des professionnels... Le nœud : erreur judiciaire qui a pour conséquence le déshonneur ou la misère d'une honnête famille. Péripéties : l'honnête famille ne se tire pas d'affaire du tout. Dénouement : des amoureux ou à défaut un gentleman doué de toutes les vertus, interviennent, avec un artisan ou un coquin repenti, tous « rigolos » et arrangent l'affaire, méritent ainsi les sympathies du parterre qui applaudit.

Ces éléments sont plus ou moins pimentés selon les circonstances; c'est pourquoi ils doivent être généralement interdits à la jeunesse. Il n'est pas superflu d'ajouter que par leur nature même, ils tendent à fausser l'esprit, le caractère et le cœur.

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