‹ Les pièces de théâtreChapitre 57 sur 170 · DECOURCELLE · texte numérisé non relu

DECOURCELLE

Grain de beauté, 1880, libertin ; — Le fond du sac, 1883, très leste, Palais-Royal ; — Vas de trèfle, 1883, mélo vulgaire ; — La charbonnière, 1884, avec Crémieux, mélodrame assaisonné d'adultère ; — L'amazone, 1884, avec Ferdinand Bloch, comédie adultère et ridicule ; — Les cinq doigts de Birouk, 1886, tiré du roman d'Ulbach : un bandit qui sert la vengeance d'une femme ; — L'abbé Constantin, 1887, avec Crémieux ; — Le tigre de la rue Tronchet, 1887, avec Kéroul, leste ; — Mensonges, 1889, avec Léopold Lacour : emprunté au roman d) Bourget, pas de succès; — La grande vie, 1890, avec H. Bocage, vaudeville très leste;

— L'homme à Voreille cassée, 1893, avec Antony Mars, conte tiré du roman d'About ; — Gigolette, 1893, avec Tarbé, gros roman-feuilleton, scènes scabreuses, ensemble bas ; le nom de Gigolette indique une coquette de bas étage ; — Le collier de la reine, 1895 ; — La dame de carreau, 1895 ; — Le train numéro 6, 1895 ;

— Une idylle tragique, 1896, avec A. Dartois, l'amitié en conflit avec l'amour, d'après le roman de Bourget;

— Les deux sous, 1896 ; — Les deux gosses, 1896, etc., pièce à grand spectacle en 8 tableaux : grand succès dû aux décors, aux trucs et à la partie sentimentale de l'œuvre (ces deux enfants s'aiment et se protègent mutuellement). Plus de mille représentations. La pièce n'est pas pour la jeunesse : allusions à des désordres conjugaux, etc. ; — Service secret, 1897, mélodrame d'après l'original américain William Gilette ;

— Papa la Vertu, 1898, tiré d'un roman de René Maizeroy : drame d'aventures et d'amour, avec souteneur, ivrogne et rosseries : — A perpète, 1899, mélodrame ; — L'autre France, 1900, avec Hugues Le Roux, grand spectacle sur l'Algérie, d'après Le Maître de Vheure ; combats et amours ; — Robinson Crusoë, 1901 ; — La Princesse Bébé, 1902, avec Georges Berr, sentimental et très leste ; — Werther, 1903,

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d'après Goethe, pièce malsaine, jouée par Sarah Bernhardt ; — La bâillonnée, 1904, avec P. Bourget, mélodrame, angoisses d'amour ; — Cousine Bette, 19(fô, d'après le roman de Balzac : ramassis de gens canailles dont le baron Hulot et Madame Marneffe, pièce odieuse ; — La Môme aux beaux yeux, 1906 : drame qui roule sur la ressemblance extraordinaire de deux femmes, coups de théâtre réussis, scènes risquées ; — Après le paMon, 1908, avec Mathilde Serao, étude psychologique d'amants et d'adultères gaspillant leur cœur ; — Sherlock Holmes, 1907 : transposition du fameux roman de Conan Doyle, qui peut être vue à peu près par tout le monde ; — Le roi sans royaume, 1909. L"auteur a mis en scène les aventures supposées du fils de Louis XVI, le Dauphin Louis XVII, échappé âe la prison du Temple grâce à la complicité du jeune Jacques de Montvallon, qui s'est substitué à lui pour le sauver. Louis XVII et Napoléon {«'' se trouvent en présence et en compétition au cours de ces sept tableaux, et la pièce s'achève au moment où l'empereur déchu et le rejeton royal s'en vont tous deux vers l'exil.

Alfred Delacour, de son nom Alfred Lartigue (1815- 1883), médecin et vaudevilliste. Parmi ses œuvres légères, scabreuses même et naturalistes, on cite les grands succès : Le procès Veouradieux, 1875, avec Hennequin ; — Les dominos roses, 1876, avec Hennequin ; — La perruque, avec L. Deslandes, très leste ;

— Les échéances d'Aurjèle ; — Oncle, tante et neveu ;

— Le retour du Japon, risqué ; — Partie pour Saumur, très grivois ; — Monsieur boude, libre ; — Le bois du Vésinet.

On met à part Le courrier de Lyon, 1850, drame en 5 actes et 8 tableaux, avec Moreau et Siraudin, dont la vogue s'est maintenue jusqu'à nos jours. Il repose sur l'erreur judiciaire dont Lesurques fut victime, en

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