‹ Les pièces de théâtreChapitre 71 sur 170 · EMPIS — ERCKMANN-CHATRIAN · texte numérisé non relu

EMPIS — ERCKMANN-CHATRIAN

Adolphe-Simonis Empis (1795-1868), doit être cité ici pour L'agiotage, 1826, avec Picard ; — La Mère et la fille, 1830, avec Mazères, situation scabreuse ; — Les six femmes de Henri VIII, 1854, analyse dramatique. Ses autres œuvres sont oubliées.

Erckmann-Chatrian, nom collectif de deux auteurs Emile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890). Leur œuvre a été qualifiée assez justement VIliade de la peur. En effet certains romans et pièces ont exercé une influence néfaste sur la génération de 1870 ; ils semblent diminuer nos épopées nationales, ils énervent le courage patriotique, et portent contre les combattants de la campagne franco-allemande l'accusation de lâcheté.

Quelques œuvres dramatiques seulement : Le juif Polonais, 1869 : c'est du Shakespeare, a dit Claretie. C'est au moins un grand succès : la scène d'amour du IP acte sera toujours applaudie.

L'ami Fritz, 1876, comédie gastronomique, célèbre, apologie de la gourmandise et de l'épicuréisme. Ce Fritz est un Gargantua et un mangeur ; il ne pense à épouser Suzel que pour ses beignets...

Les Rantzau, 1882, haine de deux frères provenant d'un testament qui a avantagé l'aîné aux dépens du cadet.. Comédie vulgaire, grand succès.

La guerre, 1885, drame militaire à grand spectacle, châtelet : a pièce patriotique, peut-être malgré les auteurs » (J. Lemaitre).

Madame Thérèse, 1882, drame militaire, pas de succès.

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