ESCOUSSE — ETIENNE
Victor Escousse (1813-1832) est surtout connu par les vers scandaleux d'Alfred de Musset :
Quand on est pauvre et vieux, quand on est riche et triste,
On n'est plus assez fou pour se faire trappiste,
Mais on fait comme Escousse : on allume un réchaud.
Le malheureux poète en effet, désespéré de Téchec de sa pièce Raymond, 1832, s'asphyxia avec son collaborateur et ami Lebras. En 1831, Farruck le Maure, drame en 3 actes, en vers, avait remporté un éclatant succès.
Charles-Guillaume Etienne (1777-1845). Ses œuvres nombreuses se renferment dans les sujets anecdotiques et bourgeois, dans les légèretés de l'opéra-comi- |ue et dans les joyeusetés du vaudeville. Après avoir iarillé sous le plein éclat de l'astre impérial, elles ont disparu dans l'ombre, à l'exception des quelques comédies suivantes qui sont encore citées dans les manuels :
Pygmalion à St-Maur, 1800, bouffonnerie ; — Le chaudronnier homme d'Etat, 1800, arlequinade qui montre aux chaudronniers et aux simples citoyens les dangers et les ridicules de l'ambition politique ; — Le pacha de Suresnes, 1802, contre l'éducation du temps; — La petite école des pères, 1802, sermon de pédagogie familiale aux pères qui associent leurs fils à leur vie de désordres ; — Bruïs et PaJaprat, 1807, anecdote leste restée au répertoire, malgré la ténuité du sujet : détresse de deux acteurs consolés par une actrice qu'ils aiment l'un et l'autre et tirés d'embarras par un grand personnage qui les visite incognito ; — Les deux gendres, 1810, comédie qu'on accusa l'auteur d'avoir volée (longue querelle littéraire) : un homme se voit repoussé par ses gendres à qui il a fait l'abandon de tous ses biens... Va-t-il coucher à la belle étoile ? Les gendres reviennent à leur devoir par