‹ Les pièces de théâtreChapitre 81 sur 170 · FLERS · texte numérisé non relu

FLERS

Le bourgeon, 1906 : la chasteté du prêtre, les tourments de la vocation, la lutte entre l'amour terrestre et la foi y sont traités avec une désinvolture scandaleuse.

La puce à Voreille, 1907 : libertinage ; — Occupe-toi d'Amélie, 1908 : immense succès, mœurs ignobles ; — Le circuit, 1909, avec Fr. de Croisset, renferme de telles paroles et de tels actes que les habitués des répétitions générales les moins pudibonds ont déclaré avoir rougi.

Robert de Fiers (1872) et Gaston de GaiMavet (1870) ont chaussé les bottes de Meilhac et Halévy... Comme leurs devanciers, ils s'intéressent aux subtilités de la psychologie amoureuse, ils étudient le dessous des passions ou au moins tirent habilement les ficelles de leurs poupées truquées. Ils les font parler comme parlent les Froufroii du XX" siècle : en cela, ils font preuve de beaucoup d'esprit, mais aussi de beaucoup d'audace :

Les travaux d'ilcrculc, 1901, opéra-bouffe, parodie de l'antiquité, physiologique, répugnante ; — Le sire de Vergy, opéra-bouffe, choquant et égrillard ; — Monsieur de La Palisse, 1904, opérette très libre : — Les sentiers de la vertu, 1903 : libertinage ; « frêle comme un bibelot de Saxe, décolleté et cynique comme un conte de Crébillon » (A. Brisson) : — L'ange du 'foyer, 1S05, mœurs sentimentales et conjugales, éducation d'une femme honnête par une courtisane, et vice versa ; — Chonchette.

Paris ou le bon jucie : — Le cœur a ses raisons, 1902, un acte sentimental et leste ; -- La Montausler, 1904, pièce en 4 actes et un prologue : — La chance du inari, 1906, un acte très sentimental ; — Fortunio : — Vamour veille, 1907, thèse mauvaise et périlleuse, rôle d'un prêtre ridicule.

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