FRANC-NOHAIN — FRAPIÉ
vrages d'une immoralité plus troublante que les naturalistes ; au point de vue doctrinal et religieux, il est libre-penseur, il mêle le vrai et le faux, l'hommage et le blasphème avec une sorte d'effronterie frivole qui le rend très pernicieux.
Il a porté au théâtre quelques-uns de ses livres : Le lys rouge, 1899, peinture de l'amour libidineux ; — Les Noces corinthieyines, 1902, tragique aventure au cours de laquelle l'auteur combat le christianisme et glorifie le paganisme ; — Crainquebille, 1903, trois tableaux tirés d'un de ses contes ; histoire honnête d'un brave homme qui est arrêté pour prétendues Insultes à la police et condamné : — Le Mannequin d'osier, 1904, huit tableaux finement dessinés sur un adultère dont la pensée obsède la victime ; — Au petit bonheur, 1906, petit acte peu recommandable,
Franc-Nohain, de son nom, Maurice Legrand, né en 1873, avocat, ancien sous-préfet, journaliste, poète humoriste, auteur de quelques œuvres dramatiques fort légères, dans tous les sens du mot : La Grenouille et le capucin, 1900, proverbe ; — 20.000 âmes, 1901 ;
— L'heure espagnole, 1904.
LÉON Frapté, né en 1863, auteur de La Maternelle et autres romans réalistes. Quelques petits actes : A la noce, avec Paul-Louis Garnier ; — Sévérité, 1906, avec Paul-Louis Garnier : petit drame sur la sévérité dans l'éducation. Un enfant chassé par un père trop sévère est écrasé sur la voie du chemin de fer ;
— Blomfield and C°, avec Fabri ; — Le Prussien^ avec le même.
Jean-José Frappa, rédacteur en chef du Monde Illustré, a donné successivement Le jouet, 1907, histoire ■d'un don Juan ; — Le portique, un acte risqué : — Mme Dagobert, 1909, une femme honnête avec deux perverties dans une garçonnière.
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Albert Fresquet, r/cst guère connu que par Les Vautours, pièce anticléricale et La grande amie, 1909.
Ferez Galdos, né en 1845, romancier espagnol, dont la plupart des œuvres sont des pamphlets irréligieux. Il n'a produit qu'une pièce ; c'est Electra, 1904. Ce drame célèbre dont les représentations à Madrid avaient provoqué des manifestations tumultueuses, fut adapté à la scène française par Paul Milliet et joué dans la plupart des villes d'Europe. Il met aux prises l'Espagne catholique, ignominieusement personnifiée dans le caricatural Pantoya, et la jeune Espagne personnifiée dans Electra, avide d'indépendance et de volupté, et dans le sauveur de la jeune fille, Maxime le savant. Il est inspiré par la haine religieuse et spécialement dirigé contre les couvents.
LÉON Gandillot, né en 1SG2, neveu d'Hector Crémieux, ingénieur. Comme auteur dramatique, il a été comparé à Labiche. Il excelle comme lui à cam.per, dans des situations d'une fantaisie exubérante, des personnages vivants et des observations très fines. Mais il est plus gaulois ou plutôt plus hardi et plus croustilleux que son émule : toutes ses pièces roulent sur l'éternel adultère ou sur des imbroglios très scabreux ou indécents.
Telles sont Les femmes collantes, 1883, grand succès de rire ; — La mariée récalcitrante, 1889, très crue ; — L'enlèvement de Sabine, 1890 : — La course aux junojis, 1890 ; — Le bonheur à quatre, 1891 ; — Le pardon, 1802; — Le sous-préfet de Chcîteau Duzard,
GASTINEAU — GAVx\ULT 161
5g93 ; —Associés, 1894, très répugnant : — La caqe aux lions, 1895 ; — Villa Gaby, 1896 ; — Ferdinand le noceur, 1896, grand succès, étudie le prestige des Don Juan sur les femmes ; — La tortue, 1896 ; — Madame Jalouette, 1897 ; — Vamorceur, 1898 ; — Zigomar, 1900 ; — Badinol a du coton, 1901, avec Maurice Landais ; — Le devoir covjunal, 1903.
On met à part La Tournée Erncstin, 1892, vaudeville à grand spectacle ; — Les darnes du Plessis rouge, 1894, mélodrame avec tous les ingrédients du jour ; — Vers Vamour, 1905, comédie en 5 actfls où toutes les qualités d'observation de Tauteur contribuent à faire une étude d'àme très scabreuse, mais profonde et sincère. La pièce montrerait, si l'on y tient, qu'en fait d'amour, le mariage peut seul fournir le bonheur.
Octave Gastineau (1824-1878), collaborateur de Clairville dans Le ivagon des Dames, 1886, acte leste ; et auteur de quelques actes de deuxième ordre : L'irrésistible, acte grivois ; — La licorne, risqué ; — Perfide comme Vonde, 1876, rivalité de deux dames et d'une femm^e de chambre autour du même amant ; — Le tondeur ; — Ohé ! Pommadin.
Judith Gautfer, née en 1850, fille de Théophile. Elle a mêlé à ses <( colh'ers » et à ses « paravents )> quelques « chrysanthèmes » dramatiques :
La marchande de tourires, 1888, drame d'amour,, japonais, naturellement, assez banal, bien écrit ; — Princesses d'amour, 1907, sccnes assez lestes ; — L'avare chinois, 1908, n'a de chinois que le titre et les décors, assez convenable et agréable ; — etc.
Paul GavauEt, né en 18G7, à Alger, un auteur à. succès de scandale.
Chéri, 1898, vaudeville adultère , revue d'alcôve ; —