‹ Les pieds mauditsChapitre 28 sur 34 · LE CHKWLN DE ROME · texte numérisé non relu

LE CHKWLN DE ROME

Titus, avant de repartir pour la capitale de l'empire, établit, en garnison, sur les ruines de Jérusalem, la dixième légion avec un corps de cavalerie et un corps d'infanterie ; puis, il pourvut à toute éventualité et voulut donner à son armée les louanges qui lui étaient dues et récompenser ceux qui s'étaient le plus signalés dans cette mémorable guerre.

Un grand tribunal fut dressé au milieu du camp et tous les soldats, sous les armes, l'entourèrent, dans un silence respectueux.

Bientôt, le César apparut, entouré de ses gardes et annoncé par l'éclat des trompettes.

Il monta sur le trône qui lui avait été préparé et, d'une voix éclatante qui fut entendue de toute l'armée attentive à ses paroles :

— Soldats! s'écria-t-il, vous avez bien mérité de l'empire et jene veux pas quitter ces régions témoins de votre courage, sans vous exprimer combien je vous sais gré de votre afiection, de votre obéissance et de la valeur que vous avez déployée au milieu de tant de périls et de difficultés.

» Grâces à vous, les bornes de l'empire romain sont

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