‹ Les pierres de FranceChapitre 3 sur 23 · MENHIR DE PENH ARCH · texte numérisé non relu

MENHIR DE PENH ARCH

JLa pkrn ï^ENDANT des millénaires, sous les brumes tièdes et pluà'IaNe. | yieuses qui recouvraient l'occident, des hordes, d'abord passives, s'élevèrent peu à peu et travaillèrent à résister aux forces aveugles. Au bord des rivières, alors vastes, profondes et torrentueuses, elles campèrent sans abri, ou sous des huttes de roseaux. Elles connurent que le silex, taillé par éclats, présente un tranchant redoutable et peut servir d'arme ou d'outil. Dans les ateliers en plein air, les artisans firent ce miracle de décupler la force ou l'adresse de la main en arrachant pour elle à la dure matière des haches, des pointes de flèche et des aiguilles. Ceux-là ne sont pas morts, confondus dans l'immensité du temps. Ils ont passé sans disparaître. A Chelles, sur la Marne, à Saint- Acheul, sur la Somme, au plus profond du sable des alluvions, on a retrouvé leurs stations et des vestiges de leur industrie. Dès lors on n'a pas le droit de les exclure de la communauté. Ils nous appartiennent. Ils sont les ancêtres de notre courage.

J^as gakls F^^is des siècles de froid et de sécheresse s'étendirent sur gras>és. | }ç pays, et la face de la vie changea. Dans les cavernes grandit une race audacieuse, habile et douée pour les arts. Les chasseurs de rennes conçurent que la représentation des êtres et des choses possède un charme et une vertu. Les lieux de leur séjour ont conservé leur empreinte, la flamme de leurs foyers a calciné la roche, le terrain des abris garde les ossements de leur postérité et des vestiges plus précieux encore. Avec des burins de pierre éclatée, sur les parois des cavernes ou sur des galets, ils ont gravé les bêtes famihères et les bêtes

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