‹ Les pierres de ParisChapitre 32 sur 61 · DESSOUS DE LA PORTE DES MENUS-PLAISIRS · texte numérisé non relu

DESSOUS DE LA PORTE DES MENUS-PLAISIRS

Poissonnière n'était que champs où paissaient moutons et vaches, cultures maraîchères produisant salades, carottes, artichauts, panais :

C'est là qu'en maints endroits laissant errer ma vue Je vois croître à plaisir l'oseille et la laitue...

dit Picgnard, logé à l'extrémité de la rue Richelieu et décrivant Thorizon qu'il contemple sur son balcon.

Un ruisseau — le ruisseau de Ménilmontant — traversait cette campagne, — formant des marais où les Parisiens chassaient la sarcelle et la canepetière, péchaient les anguilles et les grenouilles.

Ce ruisseau de Ménilmontant coule toujours, mais invisible, à une quinzaine de mètres de profondeur, et va passer plus loin, sous le théâtre de POpéra. Au bout

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