‹ Les pierres gravées de la Haute-AsieChapitre 2 sur 31 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La publication du travail que nous offrons aujourd'hui aux lecteurs curieux des choses de l'Orient, a été entravée par des diffictUiés de toute nature; depuis longtemps commencée, souvent suspendue par le besoin incessant de recherches nouvelles et reprise quand nous croyions arriver à quelque découverte heureuse, c'est avec une sorte d'inquiétude que nous sommes arrivé au terme de ce que nous nommerons La première partie.

Lorsque nota avons entrepris l'étude des Pierres Gravées de VAssyrie et de la Chcddée, nous avons été frappé d'abord des renseignements paléographiques que pouvait offrir Cexamen des inscriptions qui les accompagnent; elles présentaient des signes nettement dessinés avec des formes dont les variétés caractérisaient les différentes phases de l'écriture ; aussi nous nous empressions de les recueillir.

Cependant, à mesure que nous recevions des empreintes et que nous considlions des Collections nouvelles, notre étude prenait une autre direction et les renseignements que nous donnions ^ur le résultai de nos observations appelaient de plus en plus Fatteniion sur les cylindres; aujourd'hui ils sont très recherchés. Cette étude gran-

dissait à nos yeux au point que la civilisation des anciens peuples de la Haute-Asie nous semblait quelquefois burinée tout entière swr ces précieuses reliques.

Pour faire comprendre ce que l'étude des Pierres Gravées pouvait nous révéler, U fallait d'abord procéder avec méthode et indiquer au moins les bases d'une classification rigoureuse des monuments que nous voulions étîtdier, tâche difficile pour laquelle nous avons consulté toutes les grandes Collections dans lesquelles nous avotis largement puisé en France et à Vétranger. Nous avons déjà indiqué dans des études séparées le résultat de nos recherches; «o«s essaierons bientôt de les coordonner et nous en ferons l'objet d'un travail spécial qu'il nous suffit d^indiquer ici.

Ce n'est pas tout ; des difficultés d\ne autre nature nous attendaient au moment de Fimpression; pour appuyer la portée de nos observations, il nous a semblé que la description des monuments que nous voulions mettre en évidence n'était pas suffisante et qu'il fallait produire à Vappui des représentations figurées aussi fîdHes que possible; nous avions deux moyens d'obtenir ce résultat. — Le premier consistait à insérer des gravures dans le texte pour mettre à chaque page, à chaque ligne, le monument sous les yeux du lecteur; c'était utile, indispensable, mais difficile à exécuter. La copie d'une osuvre antique n'est pas aussi simple qu'on le suppose; consultez en effet toutes les iconographies : si elles sont publiées en France, le type des figures vous donne des Français, à Londres des Anglais, à Berlin des Allemands. L'artiste std>it toujours Vinfluence de son milieu; c'est au point qu'en voyant la publication d'un texte égyptien, on peut dire immédiatement, diaprés V aspect des hiéroglyphes, s'U a été imprimé à Vienne, à Leipzig, à Londres ou à Paris. Nous avons fait dessiner toutes les figures insérées dans le texte sur les monu-

ments eux-mêmes, et avec Vintenlion bien arrêtée de leur conserver rigoureusement le caractère ckaldéen qu^ elles doivent avoir; le dessinateur, après de nombreux essais, nous paraît avoir réitssi en les exécutant sans l'ombre départi pris et en se préoccupant beaucoup plus du type des personnages que de la délicatesse de l'exécution : elles sont sincères lorsqu'elles n'ont pas été altérées par le graveur ou alourdies par le tirage. — Le second moyen de représenter nos monuments nous était fourni par V héliogravure ; nous en avons usé dans une certaine limite; on peut facilement apprécier pourquoi mms avons cru devoir nous restreindre. Les planches que nous avons publiées ont été exécutées diaprés des moulages consciencieux par les procédés de M. Dujardin, et ne laissent rien à désirer au point de vue d'une exactitude rigoureuse. Notre travail comprendra un jour Vensemble des Pierres Gravées de la Haute-Asie, mais les développements qu'il comporte nous ont forcé de le scinder et de nous arrêter pour le moment à la période du Premier-Em,pire de Chaldée.

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