‹ Les pierres magiquesChapitre 12 sur 59 · Sur un Bacchus gravé sur une coupe d'améthyste · texte numérisé non relu

Sur un Bacchus gravé sur une coupe d'améthyste

Cette pierre est une améthyste, et moi, je suis Bacchus le viveur. Ou elle me persuadera detre sobre, ou bien qu’elle apprenne à s’enivrer (i).

Platon le jeune.

43. — Je suis l’ivresse, Mè0r), oeuvre d’une main habile, et c’est sur une améthyste que je suis gravée. La pierre est bien étrangère au sujet (2), mais j’appartiens à Cléopâtre, et au doigt de la reine il fallait que même ma divinité se montrât sobre et décente.

Asclépiade.

44. — L’amatiste a la couleur et la grâce du vin ou de pourpre. Quoy qu’elle soit orientale et précieuse, si est-elle assez vile.

Néantmoins,elle engarde qu’on ne s’enivre (attachée au nombril), esmeut les songes, fait beau teint etl’esprit vif à celuy qui la porte, et chasse les malings esprits.

(1) Anthologie grbcque, épigrammes desci‘ipt;ves,§jl8.

(a) L’améthyste passait, comme nous l’avons vu plus haut, pour préserver de l’ivresse ou pour la dissiper.

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