‹ Les pierres magiquesChapitre 18 sur 59 · CHRYSOLITHE · texte numérisé non relu

CHRYSOLITHE

the réprime grandement la paillardise, s’il est porté touchant la chair. Mis souz la langue des fébricitans, il appaise la souëf, laquelle chose, quoy qu’elle soit commune au crystal et à plusieurs autres pierres, non toutesfois tant évidemment qu’au chrysolithe.

Cardan.

76. — Le chrysolithe fait repentir l’homme des fautes qu’il a commises.

Porta.

77. — Le chrysolithe (qui est notre Topaze ordinaire) est de couleur iaune et reluysante, et tirant sur le vert-gay. Le vray doibtestre Oriental, et de si grand durté qu’il ne doibt céder au Saphyr. C’est vne pierre de rare excellence, pourveu qu’il ne soit taché d’aucune marque noire. On peultsur luy engraver et représenter quelque visage, estans seul entre les pierres plus précieuses qui endure la lyme ; et, pour la mollesse, ou le pollit d’vne roue d’estain.

Il est de si grand froideur, qu’il oste l’altération à ceux qui ont la fièbvre (estant mis soubs la langue). Et de l’Estoille nommée Couronne Septentrionale (qui est de la nature de Vénus et de Mars), il reçoist ceste vertu de maintenir la chasteté, refroidir l’ardeur

CINÉDIE

de Vénus, et de donner allégresse à qui le porte (s’il touche à sa chair). Et du Soleil à ce don espécial qu' il est propre et fort bon contre la frenai.sie et l’humeur mélancolique, visions, lesquels il fait disparoir.

Jean de la Taille de Bondaroy.

78. — Ainsi la pierre chrysolithe, qui a une petite couleur verte et luysante, dans laquelle, quand elle est exposée au soleil, il paraît une étoile d’or qui fortifie les esprits, soulage les asthmatiques, et en la perçant, quand on la met au bras gauche, elle fait passer les songes, visions et phantosmes et la folie, et fait revenir le bon sens (i). Voyez Topaze.

Cornélius Agrippa.

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