ÉLÉMENTS
Feu
Terre
Air
Eau
Feu
Terre
Air
cd
Feu
Terre
Air
Fau Poissons Icton 12 Ari tolechia Fluviatiles Aqueux Fécond et libertin Cendrée
"K Jaspe Froid humide
AVANT-PROPOS
Février. — Les poissons. — Améthyste.
Mars. - Le Bélier. —Jaspe-Sanguin.
Avril — Le Taureau — Saphir
Mai — Les Gémeaux — Emeraude.
jUIN — Le Cancer — Agate onyx.
Juillet — Le Lion — Cornaline.
Août — La Vierge — Sardoine.
Septembre — La Balance — Péri do tou Chrysolithe.
Octobre — Le Scorpion — Aigue-marine.
Novembre — Le Sagittaire — Topaze.
Décembre— Le Capricorne — Turquoise ou Malachite.
« On voit que le diamant n’est pas compris dans cette suite ; c’est qu’on n’avait pas encore trouvé le moyen de le tailler, qu’on ne le trouvait pas assez parant, et que l’on préférait les pierres de couleur. En effet, on employait fort rarement le diamant avant le règne de Louis XIII, et ce n’est réellement que sous Louis XIV que l’on a commencé à en faire usage. Les anciens le connaissaient, mais ils n’en faisaient nul cas ; ils estimaient beaucoup plus les pierres de couleurs, et surtout les perles. Agnès Sorel, qui aimait la parure, est la première femme qui ait porté des pierreries en France ; Anne de Bretagne est
AVANT-PROPOS
la seconde. Depuis François Ier jusqu’à Louis XIII, toutes les parures n’étaient composées que de pierres de couleur et de perles. »
Quoi qu’en dise Pouget, (i) bien avant Agnès Sorel et Anne de Bretagne, les femmes, comme les hommes d’ailleurs, connaissaient les gemmes et s’en paraient. Dans l’inventaire des meubles, joyaux, etc., de Charles V, dressé en 1376 (2), on lit :
« Deux pierre estans en ung coffre de cypraès,
que le Roy faict porter continuellement avecques soy, dont il porte la clef. La première est une pierre appelée la pierre sainte, qui aide aux femmes à avoir enfant, laquelle est enchâssée en or ; et y sont quatre perles, six émeraudes, deux ballaiz, et au dos y a ung escu de France, estans en estuy de cuir.
Item, la pierre qui guarist de la goûte, en laquelle est entaillé un Roy et lettres en hébrieu d’ung costé et d’autre, laquelle est assise en or a fillet, et ha escript au dos sur ledict fillet, et est ladicte pierre en ung estuy de cuir bouilly pendant a un laz de soye ou il ha deux boutons de perles.»
(1) Traité des pierres précieuses ; Paris, 1762, ia-40.
(2) Manuscrit 8356 de la Bibliotèque nationale, folio LXXII,
verso,
AVANT-PROPOS
Au XII Ie siècle, sous Louis IX, le poète Rutebœuf, dans Li di % de l'Erberie, parle ainsi des pierres précieuses :
Jusqu'à la rivière qui bruit Don flun des pierres jor et nuit Fui pierres guerre.
Prestres Jehans ia faict guerre ;
Je n'osai entrer en la terre :
Je fui au port.
Moût riches pierres en apport Qui font ressusciter le mort.
Ce sont ferrites.
Et dyamans et cresperites,
Rubi^jagonces, marguerites,
Grena\, étopa^es,
Et tellagous, et galofaces :
De mort ne doublera menaces Cil qui les porte.
Disons, en passant, que quelques concrétions animales étaient prises pour des pierres précieuses : l’ambre gris, le corail, l’aétite (pierre d'accouchement), la perle, la pierre du crapaud, la pierre du chapon, la corne de rhinocéros, la corne de cerf, etc.
Jean de la Taille a chanté les pierres précieuses
xrv
AYANT-PROPOS
dans le très curieux poème suivant, adressé à la reine Marguerite de Navarre (i) :