San lui tout devient inutile
Oh ! que l’on perd en le perdant !
ê | On perd le céleste héritage, | Et par un échange effrayant,
ll On a l'enfer pour son partage.
\ Refrain.
Que sert de gagner l’univers, Dit Jésus, si l’on perd son âme !
Et s’il faut au fond des enfers Brûler dans l’éternelle flamme ?
Refrain.
Mettons tout notre empressement
A chercher la gloire éternelle :
fois.) \ Tout le reste est amusement,
Et n’a point de valeur réelle.
Refrain.
est pour toute une éternité Qu'on est heureux ou misérable ; Que, devant cette vérité, Tout ce qui passe est méprisable !
Refrain.
Grand Dieu ! que tant que nous vivrons nids Cette vérité nous pénètre ;
Ah ! faites que nous nous sauvions,
A quelque prix que ce puisse être.
Refrain.
Refrain.
PRES Le PR TRES RE pe
CANTIQUF“
Vanités du N orde
Tout n’est que vanité, Mensonge, fragilité, Dans tous ces objets divers Qu'offre à nos regards l’univers ; Tous ces brillants dehors, Cet: pompe, Ces biens, ces trésors, Tout nous trompe, Tout nous éblouit, Mais tout nous échappe et nous fuit.
Telles qu'on voit les fleurs, Avec leurs vives couleurs, Eclore, s'épanouir,
Se faner, tomber et périr ; Tel est des vains attraits
Le partage ; Tels lPéclat, les traits Du bel âge, Après quelques jours, Perdent leur beauté pour toujours.
Tout n'est qur.
| n'est qur.
En vain pour être heureux, Le jeune voluptueux Se plonge dans les douceurs Qu'offrent les mondains séducteurs :
Plus il suit les plaisirs Qui l’enchantent, Et moins ses désirs Se contentent :
Le bonheur le fuit
A mesure qu’il le poursuit.
Tout n’est que,
Ah ! combien malheureux Est l’homme présomptueux, Qui, dans ce monde trompeur, Croit pouvoir trouver son bonheur !
Dieu seul est immortel,
Immuable, Seul grand, éternel,
Seul aimable ;
Avec son secours,
Soyons à lui seul pour toujours.
Tout n'est que.
u 178 CANTIQUES
Appel au Pécheur
Reviens, pécheur, à ton Dieu qui t’appelle,
Viens au plus tôt te ranger sous sa loi :
Tu n’as été trop longtemps qu’un rebelle ;
Reviens à lui puisqu'il vient jusqu’à toi.
Pour t’attirer n’ai-je pas f« '* entendre,
O fils ingrat, que partout je poursuis,
La voix d’un Père et de tous le plus tendre ?
4 Et cependant, malheureux, tu me fuis.
on | Reviens.
ét 3
Ton méchant cœur, qui m’oublie et m’offense,
De ma bonté se prévaut chaque jour ;
Plus de rigueur vaincrait ta résistance,
Tu m’aimerais si j’avais moins d'amour.
Reviens.
Ta courte vie est un songe qui passe, Et de-ta mort le jour est incertain ; Si j'ai promis de t'aider de ma grâce,
T’ai-je promis même un seul lendemain ?
Reviens.
‘I Le ciel doit-il te combler de délices
\ Dans le moment qui suivra ton trépas,
; Ou bien l’enfer t’accabler de supplices ?
C’est l’un des deux, et tu n’y penses pas.
Reviens.
Confession, Contrition, Confiance du pécheur ‘
AIR : “Je mets ma confiance ”.
Seigneur, Dieu de clémence, Recoïs ce grand pécheur, :
A qui la pénitence
? à Touche aujourd’hui le cœur.
Seigneur, etc.
Reviens.
Vois d’un œil secourable, L’excès de mon malheur,
ns; Et d’un œil favorable, Accepte ma douleur. ,
Vois d’un, etc.
Reviens.
Je suis un infidèle Qui méconnus tes lois ; ) Un serviteur rebelle ;
Reviens. À Qui péchai mille fois. à ]
* Seigneur, etc. f
Ai-je dans l’innocence Jamais coulé mes jours ? Non, toujours quelqu’offense En a terni le cours.
Reviens. Vois d’un, etc.
nr anna matter en enter tntétienrthérettr tte trtrenatenentetatrttettb tte
180 CANTIQUES
| Chargé de mille crimes,
Souvent j'ai mérité 4
NN D'’entrer dans les abîmes ù | Pour une éternité. À Seigneur, etc. ;
J'ai peu craint la colère # De ton bras irrité : L Mais cependant j'espère, À Seigneur, en ta bonté. { Vois d'un, ete.
Lorsqu’à ton indulgence | Un coupable a recours, Ton cœur de ta vengeance
. 0 Daiïgne arrêter le cours.
h ! Seigneur, etc.
Ne
n Rempli de confiance,
| J'ose venir à toi :
| Au nom de ta clémence, Grand Dieu ! pardonne-moi.
Vois dun, ete.
| Le pécheur demande pardon.
Grand Dieu, mon cœur touché
D’avoir péché,
eur, etc. 4 Demande grâce ; Couronne tes bienfaits, Ÿ Pardonne mes excès, e Si grands que soient mes maux, ta bonté les surpasse. & REFRAIN.
l'un, etc. à
Pardon, mon Dieu, pardon ;
Mon Dieu, pardon, mon Dieu, pardon!
N'es-tu pas un Dieu bon ?
Mon Dieu, pardon !
N'es-tu pas un Dieu bon ?
neur, ete. PES
Sous mes pieds les enfers d'un. etc. Sont entr’ouverts
Par ta vengeance :
En un instant la mort Pourrait fixer mon sort ;
J'implore ta pitié, j'invoque ta clémence.
Refrain.
182 CANTIQUES
É | Je tombe à tes genoux, Suspends tes coups, Juge terrible !
Ton Fils, Ô Dieu puissant, Me couvre de son sang, Lui seul peut apaiser ta justice inflexible.
Refrain.
Ah ! puisse désormais, Et pour jamais, Mon cœur fidèle N’aimer que le Seigneur, L’aimer avec ardeur, Et mériter enfin la couronne immortelle.
La Passion du Sauveur
Au sang qu'un Dieu va répandre, Ah! mélons du moins nos pleurs, Chrétiens, qui venons entendre
Le récit de ses douleurs.
Puisque c’est pour nos offenses Que ce Dieu souffre aujourd’hui,
efrain.
Animés par ses souffrances, Vivons et mourons pour lui.
Dans un jardin solitaire, Il sent de rudes combats ; refrain. :
Il prie, il craint, il espère ;
Son cœur veut et ne veut pas :
Tantôt la crainte est plus forte, Et tantôt l’amour plus fort ; Mais enfin l’amour l’emporte,
Et lui fait choisir la mort.