A L’ARTICLE DU COLOMBAR AROMATIQUE
Pendant la publication de cet ouvrage il nous est arrivé d’autres Pigeons Colombars, que nous rapportons à l’espèce du Colombar Aromatique ; nous les avons comparés tant avec les individus figurés dans nos planches 5 et 6, qu’avec un dessin d’un Pigeon qui nous a été envoyé de Londres, sous le nom de Columba Curvirostra.
Cet oiseau, que nous présumions devoir former une espèce distincte dans cette famille, nous a paru, après une inspection plus exacte, ne former en effet qu’une simple variété du Colombar Aromatique , qui diffère bien sous quelques rapports des individus figurés dans nos planches 5 et 6, mais que nous ne saurions cependant admettre comme espèce. Nous allons indiquer cette variété, ainsi que quelques autres dont les Ornithologistes ont fait autant d’espèces distinctes, que nous croyons devoir rapporter à P Aromatique.
Le Pigeon Pompadour, que Latham (î) et Sonnini (A) ont décrit d’après le Pompaclour-Pigeon figuré par Brown, doit être considéré comme une variété de l’ Aromatique, il n’en diffère absolument que par la couleur jaune de paille qui revêt les petites plumes qui entourent immédiatement le bec, et cjui se trouvent entre celui-ci et les yeux : car on ne doit prendre aucune notice de ce que Brown dit à l’égard de la longueur de la queue de son Pompadour - Pigeon 3 cet auteur avoue lui même que cette gravure, ainsi que la plupart de celles qui composent son ouvrage , ont été faites d’après les dessins qui lui ont été communiqués par M. Loten -, au reste ces gravures sont très défectueuses-, si on s’en rapportoit à celle qui représente le Pigeon dont nous parlons, on présumeroit que les ailes n’atteignent pas le croupion; il en est
(1) Lath. gen. sjnop. , v. 4 ? p- 624. — Sp - 12.
(2) Sonnini, édit, de Buff., v. 7 , p. 221.