‹ Les pigeonsChapitre 12 sur 45 · COLOMBE MIGNONNE · texte numérisé non relu

COLOMBE MIGNONNE

Pt. xtr.

Columba pulchella. — Temm.

Nous avons parlé, à l’occasion de la Colombe porphyre, d’un groupe composé d’espèces de taille moyenne, à plumage d’un vert égal, accidenté de jaune vif et de diverses nuances de rouge, que Swainson a réuni en un sous-genre, sous le nom de Ptinilope. La Colombe mignonne appartient à ce groupe, et se rapproche beaucoup de la Colombe Kurukuru. Comme cette espèce et quelques autres qui en sont très-voisines , elle a le dessus delà tête couvert d’une large plaque, les tarses emplumés jusqu’à l’origine des doigts, et la première penne de l’aile rétrécie à son extrémité; comme elle encore, elle se distingue par l’élégance de ses couleurs.

La plaque frontale, dont nous venons de parler, est d’un rose pourpré trèsremarquable; le dessus du cou, le dos, les ailes et la queue d’un vert doux et égal; la gorge d’un blanc pur, les côtés du cou et la poitrine d’un gris bleuâtre, qui se nuance et se termine en blanc pur à la partie supérieure du ventre , où il est arrêté par une large ceinture carmélite. Le reste du ventre, les cuisses et les couvertures inférieures de la queue sont d’un jaune orangé très-vif. Les plumes des tarses sont d’un vert pâle. La queue, arrondie à son extrémité, se termine par une large bande grise.

Les doigts sont rouges.

Les couleurs de la femelle sont les mêmes que celles du mâle; l’écharpe carmélite est seulement moins étendue, et la couleur orangée du ventre moins pure.

Cette jolie espèce a été apportée de la Nouvelle-Guinée par MM. Macldot et Muller; elle n’existe, à notre connaissance, qu’au Musée royal de Leyde.

HISTOIRE DES COLOMBES

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