‹ Les pigeonsChapitre 14 sur 45 · COLOMBE VIOLETTE · texte numérisé non relu

COLOMBE VIOLETTE

Pl. XVI.

Columba lantliina. — Temm.

Les proportions, la taille et la couleur de cette Colombe sont à peu près celles du Biset d’Europe; elle est seulement un peu plus grande et plus v i g o u reu s e m en t con s ti t u ée .

C’est encore M. Temminck qui, le premier, a fait connaître cette belle espèce, d’après des individus rapportés du Japon par les naturalistes voyageurs du Musée de Leyde. Le Muséum d’histoire naturelle de Paris en possède aujourd’hui un individu.

Le fond de la couleur générale de la Colombe violette est un gris-noir très-foncé, mais sur lequel dominent des reflets métalliques d’un beau violet doré, qui prennent surtout un éclat pourpré très-remarquable sur la tête et sur le cou. Un vert doré vient alors se mêler aux reflets violets, et former avec eux, à la base du cou, un large collier, au-dessous duquel ceux-ci reparaissent sans mélange, principalement sur le dos et les couvertures supérieures de la queue. Ils s’affaiblissent au contraire sur les ailes et sur les pennes de la queue et disparaissent presque entièrement sur les remiges , qui prennent une teinte brune assez prononcée. La queue, composée de douze pennes larges et assez fortes, est légèrement arrondie.

Le bec, dans les deux tiers de sa longueur, est bleuâtre, et jaune à l’extrémité. L’œil est d’un brun jaunâtre. Les pieds sont d’une couleur orange pourprée. Les ongles sont noirs et peu arqués.

HISTOIRE DES COLOMBES

Page 1