‹ Les pigeonsChapitre 24 sur 45 · COLOMBE A QUEUE RAYÉE · texte numérisé non relu

COLOMBE A QUEUE RAYÉE

Pl. XXIX.

Columba radiata, — (Juny et Gaim .

uarmi les nombreuses espèces de Colombes qu’offre la Polynésie, il n’en est presque aucune qui se distingue entièrement de toutes les autres par l’ensemble de ses caractères, et qui, au contraire, ne se rapproche d’une manière évidente de quelqu’une d’entre elles. On se rappellera peut-être que, dans les descriptions qui précèdent, nous avons presque toujours été conduits par l’examen des rapports de taille, de forme et de coloration, à établir de tels rapprochements. C’est ainsi que nous avons eu à comparer entre elles, à divers égards, la Colombe à ventre roux et la Colombe Mentonnière, la Colombe Zoé et la Colombe Pinon, l’Amaranthe et la Magnifique. Nous retrouvons encore ici la même nécessité de comparaison. La Colombe à queue rayée a beaucoup de rapports pour la taille et la forme avec la Colombe à ventre roux. Elle n’en diffère qu’en ce qu’elle a les ailes un peu moins longues , et que sa queue , composée de pennes égales , ne présente point d’échancrure. Elle ne s’en éloigne pas beaucoup plus par la coloration, et la différence à cet égard ne consiste guère que dans la couleur du dessous du corps et la position relative de la bande qui traverse la queue.

La Colombe à queue rayée a la tête, le cou, la poitrine et le ventre d’un gris cendré , s’éclaircissant jusqu’au blanc sous la gorge, plus foncé, au contraire, à la partie postérieure de la tête et du cou. Une tache transversale d’un noir verdâtre s’étend sur sa nuque. La belle et brillante couleur qui revêt tout le reste du dessus du corps est un mélange de nuances métalliques tantôt rouges, tantôt vertes, suivant l’inflexion de la lumière, dont les premières dominent à la partie supérieure du dos, tandis que les secondes se montrent presque seules sur les pennes des ailes et sur celles de la queue. Celle -ci , composée de quatorze pennes égales, est traversée, à sa partie moyenne, au point où atteint l’extrémité des ailes, par une bande d’un gris foncé. Ses couvertures inférieures sont d’un roux intense, qui colore également l’ex-

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trémité des pennes anales et des couvertures latérales des cuisses. Le dessous des ailes et celui de la queue sont d’un brun gris teinté de roux. Le bec, long et grêle, est noir. Les pieds, empennés jusqu’à moitié de leur longueur, sont rougeâtres.

Cette espèce habite Pile Célèbes. Le bel individu adulte que possèdent les galeries du Muséum d’histoire naturelle de Paris, et que nous représentons, a été rapporté par les naturalistes de la première expédition de la corvette ï Astrolabe. Le nouveau voyage du même bâtiment vient d’en faire connaître le jeune âge.

DES COLOMBES

COLOMBAR A QUEUE POINTUE.

Pl. XXX.

Columba oxyura. — Temm .

Ue Colombar se distingue de tous les autres par une queue longue et étagée, dont les deux pennes médianes, irrégulièrement allongées en pointe, dépassent de 3 ou 4 centimètres celles qui les avoisinent. Nous avons déjà remarqué cette disposition étagée, mais régulière et beaucoup moins prononcée, dans le Colombar Siebold, et elle existe aussi chez le Colombar Capelle figuré dans les planches coloriées de M. Temminck (Pl. 148 ). C’est auprès de ces espèces que se place le Colombar à queue pointue, qui d’ailleurs se rapproche aussi beaucoup de la seconde, originaire de la même contrée que lui, par la forme générale et la coloçation , et de toutes les d^eux par la taille. Ce sont les plus grandes espèces de Colombârs.

La couleur du Colombar à queue pointue est peu variée. Toutes les parties supérieures sont d’un vert cendré foncé; la gorge et la poitrine d’un vert plus clair et plus pur. Celle-ci est traversée à sa partie supérieure par une bande peu large d’un roux orangé. L’abdomen est jaune. Les plumes des couvertures inférieures de la queue sont du même jaune à leur côté externe, et d’un vert opaque à leur côté interne, ce qui fait paraître cette partie jaspée de taches allongées. La queue est, en dessus, dans la première moitié de sa longueur, d’un gris cendré foncé; elle est traversée dans sa partie moyenne par une bande d’un noir gris, et se termine par une large bande grise. En dessous, la première de ces bandes est d’un noir plus foncé, et celle terminale, au contraire, d’un gris plus clair. Les pennes des ailes sont en dessus de ce même noir ardoisé et bordées de gris cendré; elles sont en dessous d un ton un peu moins foncé. Les tarses sont revêtus jusqu’à moitié de leur longueur, de plumes du même vert que la poitrine. Les pieds, ainsi que le tour des yeux, sont rouges. Le bec est d’un noir bleuâtre.

La femelle est semblable au mâle. Les teintes de son plumage sont seulement

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plus douces, et le jaune qui, chez le mâle, revêt l’abdomen, est chez elle d’un ton pâle et verdâtre.

Ce Colombar est très-abondant à Java. Il en a été envoyé presque en même temps, il y a quelques années, au Muséum d’histoire naturelle de Paris, et à celui des Pays-Bas , parM. Diard et M. Reinwardt, voyageurs naturalistes de ces deux établissements.

DES COLOMBES

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