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Golumba pieturata. — Temm.
C’est peu de temps «après la publication du premier volume de l’Histoire naturelle des Pigeons, que cette espèce a été rapportée pour la^premicre fois de File de France, où elle est cependant assez commune à certaines époques de l’année. M. Temminck en a donné la description dans l’édition in-8° de l’Histoire naturelle générale des Pigeons et des Gallinacés , qu’il publia en r 8 1 3, et depuis dans les planches coloriées faisant suite à celles de Buffon. L’ile de France n’est pas d’ailleurs le seul pays où la Colombe peinte ait été rencontrée; elle se trouve aussi sur les cotes des Indes orientales, et M. Temminck , dans le second des ouvrages que nous venons de citer, supposait avec juste raison qu’elle se trouvait également à Madagascar. Eu effet, depuis l’époque de cette publication, le Muséum d’histoire naturelle de Paris en a reçu plusieurs individus de ce dernier pays dans les envois de MM. Goudot et Bernier. L’expédition de l’Uranie lui en a aussi procuré quelques-uns originaires des îles Mariannes. Enfin, il en possède un trouvé aux îles Séchelles par M. Dussumier, et qui forme une variété remarquable.
La Colombe peinte est de taille moyenne, et elle a les formes et les proportions des vraies Colombes. La tête est, en dessus et sur les côtés, d’un gris foncé qui s’éclaircit sous la gorge, et dans lequel commence à se montrer une légère teinte de la couleur violette qui couvre, nuancée de roux, le manteau, la poitrine et les parties supérieures des ailes. De chaque côté du cou ou remarque une sorte de plaque écailleuse formée de plumes échancrées à leur extrémité, noires à leur base, et terminées par une bordure d’un violet clair teinté de gris cendré. La couleur violette qui revêt la poitrine, descend, en se dégradant , sur le ventre, où elle se fond dans une teinte tourterelle, qui ellemême s’éteint eu un blanc sale sous l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue. Un brun olivâtre couvre la partie inférieure des ailes, comprenant toutes les rémiges et les grandes couvertures, ainsi que les deux pennes
DES COLOMBES
médianes de la queue. Celles latérales, au nombre de cinq, sont à leur origine d’un gris ardoisé, qui descend ? en passant presqu’au noir, jusqu’aux deux tiers de leur longueur, et se terminent par une large bande d’un gris blanchâtre. Le bec est assez long et assez fort. Il est d’un gris noirâtre à sa base et jaunâtre à son extrémité. L’oeil est rougeâtre. Les pieds sont d’un bleu cendré foncé.
La femelle ne nous est point connue.
La variété des des Séchelles que nous avons mentionnée est presque entièrement de la couleur violette nuancée de brun qui revêt seulement les parties supérieures de 1 espèce considérée comme normale que nous venons de décrire, et remplace, sur la tête et sur toutes les parties inférieures du corps, les diverses nuances plus claires que nous avons observées dans celle-ci.
HISTOIRE