COLOMBE FORSTER
PiA XL VI /.
Columba Forsterii. — Te mm.
Nous devons à M. Temminck la cômmuiri cation de cette magnifique espèce dédiée par lui à M. le docteur Forster, membre de la Commission scientifique néerlandaise de l’Inde, qui l’a découverte dans la partie septentrionale de File Célèbes, où croissent en abondance des figuiers et des muscadiers, dont les fruits aromatiques lui servent de nourriture.
Si une autre espèce de Colombe n’avait pas déjà reçu le nom de Géante , il serait difficile de décider si ce nom n’appartiendrait pas à plus juste titre à celle-ci figurée dans notre planche aux deux tiers de sa taille. Ces deux espèces ont d’ailleurs plusieurs autres rapports, non moins remarquables que celui de la grandeur. Toutes deux offrent les mêmes proportions et presque la même coloration; mais elles diffèrent essentiellement par les couleurs de la tête et la disposition de celles de la queue.
La Colombe Forster est, dans son ensemble, de ce beau vert émeraude à reflets pourprés que nous avons remarqué dans plusieurs espèces du riche groupe de muscadivores, et qui se retrouve aussi, quoique moins éclatant, dans plusieurs parties du plumage de la Colombe Géante; mais cette couleur, qui, dans les deux espèces, revêt en nuances diverses les parties supérieures , la poitrine et le cou, s’étend chez la Colombe Géante jusque sur la tête, tandis que chez la Colombe Forster elle s’éteint sur la nuque et s’arrête antérieurement à la partie inférieure delà gorge, brusquement tranchée par un blanc pur.
La tête, ainsi rendue entièrement distincte, est à sa partie antérieure d’un gris qui, très-clair d’abord, et prenant naissance dans une ligne frontale blanche bordant la base du bec, se fonce et se nuance de verdâtre en s’étendant sur la nuque et sur les joues.
La couleur blanche reparaît encore, également tranchée, au-dessous de la poitrine, et s’étend sur toute la partie inférieure du corps; mais elle est alors légèrement teintée de gris sur ses bords.
HISTOIRE
Les flancs sont du même vert que la poitrine. Les plumes anales et les couvertures inférieures de la queue sont d’un brun rouge très-intense ; celle-ci , noire en dessous, est traversée dans sa partie médiane par une bande d’un gris soyeux foncé en dessus, et très-pâle en dessous.
Les pieds et l’espace nu qui entoure les veux sont d’un rouge de laque.
DES COLOMBES