COLOMBE A VENTRE ROUX
Pi.. IX.
Columba rufigaster. — Quoy et Gaym.
La Colombe à ventre roux se rapproche beaucoup , par sa taille et ses couleurs, de la Colombe mentonnière, qui habite sous les mêmes latitudes qu’elle. Mais elle est, en général, plus robuste; son bec est plus fort, ses pieds plus grands, ses ongles plus gros et plus crochus. Ses ailes longues et développées, sa queue légèrement bifurquée, indiquent un oiseau à vol vigoureux.
La tête et la gorge sont d’une teinte vineuse. Un camail d’un gris cendré assez vil occupe le dessus du cou. Tout le dessus du corps et des ailes est d un vert brillant nuancé des vifs reflets d’un rouge cuivré qui, à la partie inférieure du dos, devient la couleur dominante et prend sur le croupion une brillante teinte d’iode pourprée.
La queue, composée de quatorze pennes, conserve cette même teinte de pourpre dans les deux premiers tiers de sa longueur et se termine par une large bande d’un gris cendré. La poitrine, le ventre et le dessous des ailes, sont d’un roux très-prononcé qui pâlit et se dégrade en arrivant sur les cuisses et sur les couvertures inférieures de la queue.
Les pieds, abondamment empennés, sont de couleur de chair. Le bec est noir, l’œil d’un rouge vif.
La Colombe à ventre roux a été trouvée par les naturalistes de l’expédition de X Astrolabe au havre de Dorey, à la Nouvelle-Guinée.
HISTOIRE DES COLOMBES
COLOMBAR SIEBOLD.
Pi. x.
Columba Sieboldii. — Temm.
Le Colombar Siebold, ainsi que ce nom est destiné à le rappeler, est une des nombreuses espèces dont le voyage du docteur Van Siebold, au Japon, a enrichi les collections ornithologiques du musée de Leyde.
Quoique d’une grande taille, il se distingue des autres espèces de Colombar par la faiblesse de son bec et de ses pieds.
La couleur générale de son plumage se compose de diverses nuances de vert et de jaune, tantôt se fondant, tantôt contrastant les unes avec les autres.
Le front et le dessus de la tête sont d’un vert jaunâtre teinté de roux. La nuque est du même vert, glacé de gris, la gorge d’un jaune assez brillant. Le même vert jaunâtre teinté de roux qui occupe le dessus de la tête se retrouve, mais plus pâle, sur toute la poitrine, et s’étend sur le ventre en s’éteignant de plus en plus et en passant presque au blanc.
Le dessus du corps et des ailes est d’un vert foncé nuancé de blanc mat.
Une large tache marron vif couvre en entier les petites et les moyennes couvertures des ailes, et forme ainsi une sorte d’épaulette.
Les grandes couvertures des ailes sont d’un noir brun, dans lequel on retrouve cependant encore une nuance de vert, et lisérées de jaune très-vif. Les rémiges, dont la seconde est la plus longue, sont entièrement du même noir.
La queue est composée de quatorze pennes. Les quatre du milieu sont du même vert que le dos et les ailes; elles dépassent les latérales d’environ un centimètre. Celles-ci sont d’un gris très-foncé.
Les plumes qui recouvrent les cuisses et celles des couvertures inférieures de la queue sont d’un vert olive terne dans leur partie médiane, et largement bordées de jaune pâle. Ces dernières sont aussi longues que la queue elle-même.
HISTOIRE
Le bec et les pieds sont d’un jaune pâle.
Le plumage de la femelle se distingue de celui du mâle par un caractère remarquable : la tache ou épaulette marron y manque entièrement. Il n’en diffère d’ailleurs que par l’affaiblissement des nuances.
Le jeune mâle, à sa première année, est semblable à la femelle.
Le Colombar Siebold habite les montagnes boisées.
Le double nom que lui donnent les Japonnais signifie pigeon vert et pigeon de montagne.
DES COLOMBES