‹ Les pigeonsChapitre 10 sur 45 · COLOMBE MENTONNIÈRE · texte numérisé non relu

COLOMBE MENTONNIÈRE

Pl. XI.

Colomba gularis. — Quoy et Gaymard. — Astrolabe.

C’est encore le voyage de I 1 Astrolabe, si fécond en découvertes scientifiques, qui a enrichi fornithologie de cette belle espèce de Colombe. Elle appartient aux îles Célèbes, et l’individu rapporté par MM. Quoy et Gaymard a été tué aux environs de Manado.

La Colombe Mentonnière doit son nom à une tache marron placée entre les mandibules inférieures et se prolongeant un peu vers la gorge. La tête, le cou et la poitrine sont d’un gris cendré clair. Tout le dessus du corps est d’un beau vert émeraude qui prend un vif éclat sur les pennes des ailes et sur celles de la queue. Les rémiges sont noires à leur pointe; la première est la plus courte et se rétrécit brusquement à son extrémité dans une assez grande étendue.

Les pennes moyennes sont lisérées de jaune. Une tache d’un fauve trèsclair, se fondant avec le gris cendré nuancé de vert qui l’environne, occupe le milieu de l’abdomen. Les couvertures latérales, de même que celles intérieures de la queue, sont d’un marron très-vif.

La queue, longue et arrondie, est composée de douze pennes. Celles-ci sont brunes en dessus, et blanchâtres à leur extrémité.

Les tarses sont garnis de plumes d’un gris cendré. Les pieds sont assez forts et d’un brun rougeâtre.

Le bec est jaune et de taille moyenne.

HISTOIRE DES COLOMBES

COLOMBAR ODORIFÈRE.

Pl. X II

Colnmba olax'. — Temm.

Le groupe des Coloinbars, comme celui des vraies Colombes, se compose d’espèces de tailles très-différentes. Celle que nous décrivons ici est la plus petite de toutes; elle n’a guère que deux décimètres de longueur. C’est aussi celle qui est le plus vivement colorée, et elle rappelle un peu, par la disposition de ses couleurs, le Colombar aromatique figuré dans le premier volume de cet ouvrage.

Le Colombar odorifère a la tête et le cou d’un gris cendré, la poitrine d'un roux orangé assez vif, le ventre d’un vert jaunâtre qui se fond à la partie supérieure avec la couleur précédente et latéralement avec le gris cendré qui se retrouve sur les flancs. Une sorte de manteau d’un marron rouge éclatant s’étend, comme chez le Colombar aromatique, sur le dos et sur les couvertures supérieures des ailes. Les grandes et moyennes couvertures sont noires, lisérées de jaune; les rémiges sont entièrement noires.

La queue, de moyenne longueur et légèrement arrondie, est composée de douze pennes d’un noir ardoisé. Leur extrémité est d’un gris cendré, beaucoup plus clair en dessous qu’en dessus. Les couvertures inférieures, ainsi que les plumes des cuisses, sont d’un roux marron vif, de nuances intermédiaires à celles de la poitrine et du dos.

Le tour de l’œil et les pieds sont rouges. Le bec est bleu à sa base et d’un vert jaunâtre à son extrémité.

La femelle de cette espèce n’est connue que depuis peu de temps. L’ensemble de son plumage est d’un vert qui varie de nuances dans les diverses parties de l’oiseau. Elle a le dessus de la tête et la gorge d’un gris cendré tendre. Les rémiges sont noires.

Le Colombar odorifère habite les îles de la Sonde. Il vit par couple. Nous n’avons aucun autre renseignement sur ses mœurs.

HISTOIRE DES COLOMBES

COLOMBE LONGUP.

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