SECONDE PARTIE
Observations
Observations de pigmentation sans symptômes addisonniens
Ni
OBSERVATION I (Inédite due à l'obligenñnce du D' SAIN- TON) Syndrôme de Basedow (probablement d'origine tuberculeuse). Pigmentation de la peau sans pigmentation des muqueuses. ‘
X., capitaine d'infanterie, âgé de 43 ans, vient à la consultation du docteur Sainton, pour un goîtré exophtalmique datant de trois à quatre mois. Bien portant, jusquelà, il a eu une affection pulmonaire diagnostiquée grippe au mois de mars 14913. Peu à peu ont apparu les symptômes basedowiens.
Examen en juin 1913. — Le malade présente une exophtalmie considérable des deux yeux ; il ne présente ni le signe de de Graefe, ni celui de Mœbius, ni les autres signes oculaires. Le corps thyroïde est très augmenté de volume
extrêmement Saillant. L'isthme est très développé et les lobes latéraux qui ne présentent aucun noyau sont d’une
consistance charnue ; il existe des battements dans les vaisseaux du cou ; cette augmentation du corps thyroïde est tellement considérable que la trachée est comprimée et qu’il y à de la gêne respiratoire d’origine mécanique.
La tachycardie est marquée, le pouls est à 104, le reflexe oculo-cardiaque est à 100. Ce malade présente un tremblement considérable portant à la fois sur la racine des membres et sur les extrémités. |
L'état nerveux est très marqué, le malade est agité, son caractère est devenu très irritable ; il a perpétuellement. une sensation de chaleur.
Il existe un amaïgrissement très marqué de la poly-
adémite cervicale multiple, une diminution de la respira-
tion au sommet.
Les urines contiennent du sucre (traces indosables) ; le: fait a été constaté à deux reprises.
Le malade est traité par la radiothérapie et l’hématoéthyroïdine ; sous l’influence de ce traitement, il présente une amélioration notable. On associe au traitement œu salycilate de soude ; le malade présente des symptômes
- d'intoxication salycilée, de la somnolence, des vomisse-
ments et un véritable délire. Les symptômes ont cessé immédiatement sous l'influence de la cessation du traitement.
8 octobre 1913. — Le malade est revu à cette époque, son pouls est encore fréquent : 120. Le goître a diminué et ne donne plus lieu à des symptômes de compression, mais il persiste de la faiblesse, une asthénie très grande, de l’affaiblissement, l'excitabilité nerveuse a considérablement diminué.
Les séances de radiothérapie ont été continuées.
Au mois de novembre, le malade entre au Val-de-Grâce
dans le service de M. le professeur Rougeb ie a bien voulu l’examiner avec moi.
Le 25 novembre ce malade présente une raies de certains symptômes basedowiens ; l'exophtalmie à diminué, le goître est moins volumineux, le tremblement est moins considérable mais il existe une tachycardie extrème. Le malade présente de l’œdème considérable des membres inférieurs et de l'abdomen. Il existe des symptômes pulmonaires ; congestion pleuro-pulmonaire du côté gauche, avec épanchement assez abondant ; phénomènes de congestion moins marqués du côté droit.
Le pouls varie entre 120 et 140. C’est alors qu’on s’ AA çoit que le malade présente un masque pigmentaire au niveau de la face, et au niveau des paupières, absolument comparable à celui de la grossesse. La pigmentation est très marquée au niveau du cou, mais elle peut avoir été localisée par l’irritation produite par les rayons X.
Sur le thorax, à la partie antérieure et postérieure, existent de larges placards pigmentaires contrastant avec la blancheur du tégument ; les muqueuses sont absolument intactes.
La pression artérielle maxima était de 42 à 13 au Pa- -chon. a
On constate le phénomène de la ligne blanche.
Le 20 décembre, l’état était à peu près stationnaire ; on «<onstatait les mêmes symptômes, mais la pigmentation avait augmenté.
Il présentait de l'arythomie et ne tarda pas à succomber le 25 décembre, avec des phénomènes d'insuffisance cardiaque.