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Gley donnent des résultats: qui leur sont LS RCE
opposés. À
Déjà en 1911, en faisant des expériences : sur l'ac- = tion cardio-vasculaire du sérum des basedowiens ‘injecté à à des animaux, Gley avait conclu que lesyn= 5e drôme de Basedow ne pouvait pas être attribué EE
une hyperthy roïdie avec adrénalinémie. FE
Dans leurs expériences récentes (Archives inter-
nationales de Physiologie, fév. 1914), GLEY et Quix-+ QUAUD recherchent directement l'action de l'extrait thy roïdien sur la sécr étion surrénale. Voici comment ils procèdent ÿ
On recueille sur un chien Je sang veineux efférent de la surrénale rendu incoagulable par l'addition de
peptone de Witte ; on fait alors à à l'animal une iris à
jection d'extrait thyroïdien et on recueille une nouvelle quantité de sang. Si. la. glande fonctionne plus. activement (comme le fait prévoir le schéma de Falta et Eppinger) sur l'influence de l'extrait thy-. roïdien, la seconde prise de sang devra contenir plus d'adrénaline que la première. On s’ assure de la présence d'adrénaline en injectant le sang à un
chien dont on mesure la pression. Pour avoir un ré.
sultat appréciable, il faut augmenter la dose d’extrait thyroïdien jusqu’à o,10 centigrammes par ki-
log d'animal. Les expérimentateurs font remarquer que cette quantité est considérable, et qu'on dépasse
ainsi beaucoup les données physiologiques, puisque pour la moyenne des animaux, cela correspond à leur glande entière, ou même à un Rs plus.
Mais l'extrait thyroïdien employé à hautes doses fait augmenter la sécrétion d’adrénaline. Cette ac-
tion est-elle spécifique ) Aucunement, puisque les
extraits d’autres organes tels que le foie, le pan:
créas, le testicule, les reins ont la même action.
L’extrait thyroïdien n'ést pas celui qui a fait monter
le plus la pression des chiens, c’est l'extrait hépati-
que qui paraît le plus actif à ce point de vue. Si, injectés aux chiens, ces extraits rendent leur sang surrénal hy pertenseur, les sujets qui reçoivent l'injection n'ont aucune élévation de pression, il semble
que l’adrénaline soit détruite au fur et à mesure de
sa production.
Dans leurs conclusions, Gley et Quinquaud, après avoir relaté l’action hypertensive des différents extraits d’ organes, terminent en disant :
« Ces expériences déposent directement contre la « thèse des rapports réciproques fonctionnels entre « la glande surrénale et la thyroïde, ou plus exacte- « ment entre la thèse de l’action réciproque des « produits de sécrétion de ces glandes (Théorie d'Ep- « pinger, Falta et Rudinger). |
En même temps Gley confirmait ces résultats en
‘utilisant une autre méthode. Il rechercha si la thy-
roïdectomie diminue l’activité des capsules surré-
nales. La série d'expériences entréprises à ce sujet
lui permet de conclure :
« E'extrait surrénal des animaux éthyroïdes (chien ou lapin) morts 2 à 35 jours après l'opé- « ration est tout aussi actif, à en juger par l’action
os 9 a « cardio-vasculäire de .. qu'il contient, #., « que l'extrait surrénal normal.
« L’extrait surrénal des lapins ee myxœdé- « mateux après thyro-parathyroïdectomie, ou bien « se montre aussi actif que celui des animaux nor- | « maux ou bien est un peu moins actif. Mais dans « ce cas les animaux étaient en état de déchéance « générale par suite de la maladie, sans qu'on puis- « se voir là un effet spécifique tenant à la suppres- « sion d’une influence, normalement et continue- à « ment exercée és l'appareil HRPONEER sur a « pareil surrénal.
La théorie thyro- ani de l'Ecole de Vienne, conception du reste purement théorique, ne semble donc reposer sur aucun fait ni clinique, ni expérimental. L'action de la thyroïde inhibant le pancréas ne semble pas du tout démontrée (Gastaud. thèse de Paris, 1913) et l'hyperepinéphrie dans la maladie de Basedow, se heurte aux faits cliniques tels que coexistence des syndrômes de Basedow et d'Addison, petits signes de débilité surrénale chez beaucoup de malades. Du reste les éxpériences üe- Gley semblent avoir tranché la question d’une façon indubitable. | LEE PHP EME EMA
Au congrès des aliénistes et neurologistes, tenu à Nantes en 1910, le docteur SaiNTon ayant présenté des malades pigmentés (signe de Jellineck) atteints de maladie de Basedow, disait : |
« Il nous paraît cependant difficile de nier une in= « tervention de la fonction surrénalo-sympathique
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« dans un cas de ce genre. Ce trouble pigmentaire « est-il dû à un retentissement de la fonction tyhroï- « dienne sur le système surrénalo-sympathique p « Cette hypothèse nous paraît très vraisemblable
« parce qu'il se montre précisément au moment où « l’hyperthyroïdie s'établit, ou dans le cas où elle
« est à son maximum, il paraît s’atténuer dans les -« formes légères en voie d'amélioration.
Cette conclusion est en accord parfait avec les données expérimentales et l'observation clinique ; dans le syndrôme de Basedow l’action thyroïdienne sur les capsules surrénales, paraît plutôt inhibitrice. Et il semble que l'on soit en présence d’une hyperthyroïdie avec insuffisance surréno-sympathi- -que.
Cet état particulier des deux glandes, thyroïde et surrénale est-il dû à une réaction de l’une d’elles sur l’autre ? /
Ou bien reconnaît-il comme cause une même action agissant sur toutes deux et produisant à la fois hyperfonction pour la thyroïde, et insuffisance dans le domaine surrénal ? Peut-être pourrait-on reprendré, à ce sujet, l'opinion de Poxcer : la tuberculose inflammatoire s'attaque souvent aux glandes vasculaires closes ; sur le corps thyroïde elle amène une hyperplasie des éléments glandulaires, tandis qu’elle se manifeste sur les capsules surrénales par un hypo-fonctionnement ?