SCENE IV
SERINGUINOS, SOTTINEZ, RODRIGUEZ, Alguazilz.
sottinez.
Qu'y a-t-il donc, cher beau-père ?
SEr.lNGUlNOS.
Ah! ah! mon gendre...
RODRIGUEZ
Vous vous trouvez mal, apothicaire?
SOTTINEZ.
Une chaise, vite...
SERINGUINOS.
Du tout... du tout... une chaise!... en voilà une idée... autant vaudrait me mettre à la bouche d'un canon...
RODRIGUEZ
Vous m'étonnez!...
SOTTINEZ.
Enfin qu'est-il arrivé?... ce coup de feu que VOUS avez tiré...
Je n'ai rien tiré du tout... c'est le poteau.
SOTTINEZ.
Le poteau ?
RODRIGUEZ
Il es fou !
SERINGUINOS.
Je suis fou!... je suis foui... je les ai vus , comme je vous vois...
SOTTINEZ.
Qui?
SERINGUINOS.
Isabelle et son ravisseur.
RODRIGUEZ
Où?
SERINGUINOS.
Là, dans ce bosquet... elle buvait, l'ingrate... il mangeait, le traître.
SOTTINEZ.
Où voyez-vous un bosquet, ici?
SERINGUINOS.
Je n'en vois plus... tout a disparu; c'est dans ce moment là que le poteau...
RODRIGUEZ
Le bosquet, le poteau... vous avez rêvé tout ça...
SOTTINEZ.
Oui, c'est un rêve.
SERINGUINOS.
Est-ce aussi un rêve, que le sel que j'ai reçu , et qui me fera prendre pour long-temps toute espèce de siège en aversion ?
RODRIGUEZ
Le bonhomme aura dormi, et en se levant il aura fait partir son fusil.
SERINGUINOS.
Croyez-en ce que vous voudrez, moi, je sais à quoi m'en tenir ; les fugitifs sont là. (// montre le yniir.) Ursive Rodriguez, rechargez-moimonarme... mettez-moi du plomb, des balles... delà mitraille... c'est dans ce mur qu'était ce bosquet fantastique ; eh bien ! je veux le battre en brèche...
RODRJGUEZ.
Flattons sa manie... ( Haut. ) Oui, intrépide pharmacien, rapportez-vous-en à moi... Ce bonhomme pourrait commettre quelque accident... je m'importe peu de ce qu'il dira... mais ce sera une charge de tabac. ( Il amorce le fusil , et le charge en vidant sa tabatière clans le canon.) Ce sternutatoire suffit à sa valeur.
SERINGUINOS, prenant le fusil.
A moi, maintenant!
Il fait feu sur le mur, et tous les personnages sont pris d'un etcrnucment gene'ral : ils sortent en se heurtant les uns contre les autres.
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Quatrième Tableau.
Le llie'âtx'e change et représente l'antre de la sorcière ; on voit sur les murs, des animaux de toutes espèces, des portraits représentant des figures hideuses : à droite et à gauclie des statues ; dans le milieu du the'âlre une table et deux chaises ; dans le fond, un gi-and chaudron.