SCENE ÎI
Les Mêmes, LA FOLIE, sous le costume d'une hôtellière piquante et jolie.
LA FOLIÉ, parlant provençal.
Vous avez appelé, seigneur cavalier? je suis à VOS ordres.
ALBERT, ISABELLE
Que vois- je? c'est... c'est elle.
LA FOLIE
Oui, c'est moi, qui ne vous oublie pas, ingrats que vous êtes. Je suis venue, parce que je crains pour vous quelque perfidie de la part de Sara la sorcière. Je sais qu'elle a quitté son antre, et cela ne peut être qu'à votre intention, elle va vous poursuivre encore; mais elle me rencontrera sur sa route, et à moins qu'elle n'ait intéressé à sa cause le diable en personne, je vous réponds que nous sortirons triomphans de la lutte.
ISABELLE
Pourquoi avez-vous pris ce costume?
LA FOLIE
Pour recevoir don Sottinez, Seringuinos, Babilas et leur cortège d'alguazils.
ALBERT
Est-ce qu'ils ont découvert nos traces?
LA FOLIE
Tenez, les voilà qui entrent dans la grande cour.
Oh! sauvons-nous, Albert, j'ai reconnu don Sottinez.
LA FOLIE
Vous avez l'un et l'autre besoin de repos : Isabelle, entrez dans ce cabinet; vous Albert, dans celui-ci, et dormez sans crainte de la sorcière.
Air de la Fiole. (Allons donc vite, à table.) Contre votis sa Tcngeance
ISe peut rien; Ayez bonne espérance,
Tout va bien !
Cbarmante Isabelle, Yoiri votre appartement,
Une deiiioiselle Doit dormir sans son amant!
ENSEMBLE
Contre nous sa vengeance
]Ne peut rien, Ayons bonne espérance, Tout va bien !
Isabelle et Albert entrent chacun d'un côté digèrent.
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