XXXVIII INTRODUCTION
en retrouve quelques traits. La nation huronne se composait d’une confédération de quatre nations voisines, accrues plus lard d’une cinquième par l’accession des Tinnondates; ces nations étaient soumises à la règle du clan, gouvernées par des chefs dont les fonctions étaient héréditaires par les femmes; les pouvoirs de ces chefs, bien que grands, n'avaient que la force de la persuasion ou du conseil; il existait deux chefs principaux, l’un pour le temps de paix, l’autre pour diriger la guerre; à d’autres chefs appartenaient les fonctions nationales ct religieuses telles que celles concernant la grande fête des morts, la direction des voyages de trafic avec les autres nations, etc., etc. On comptait encore des chefs nombreux et différent:, égaux comme rang, mais d'influence très-inégale, puisqu'elle dépendait absolument de leur capacité individuelle, Chacune des nations de la confédération possédait une organisation propre, mais à de certaines époques il se tenait de grands conseils des nations réunies, auxquels assistaient non-sculement les chefs, mais aussi un grand concours de peuple; c’est pendant ces réunions que les chefs et les principaux de la nation votaient les mesures proposées, au moyen de petits bâtons de bois dont la pluralité emportait les décisions à prendre!,
1. Tous ces faits sont tirés des écrits de Champlain, de Sagard, de Bressani, et des relations des jésuites antérieures à 1650; parmi ces dernières, la plus complète est celle de Brébeuf; Lafitau et Charlevoix n’ont connu l'organisation huronne que de seconde main.
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