‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 69 sur 117 · UT · texte numérisé non relu

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LA ROCHE, CHAMPLAIN, DE MONTS. 115 sa place se montraient de rares Algonquins errants, différents de langage et d'origines.

Champlain tenta avec quelques naturels de passer dans un canot les rapides de Saint-Louis, mais les rames, les perches, furent repoussées par les flots bondissants d'écume, et il fallut rebrousser chemin. Les Indiens tracèrent sur le pont du vaisseau des plans informes de la rivière, de ses chaînes de rapides, des cataractes, des lacs; l'explorateur dut tourner sa proue vers la France, ayant accompli l’objet de sa mission, mais avec une curiosité inassouvie. Lorsque nos voyageurs touchèrent au Havre-de-Grâce, un coup cruel les attendait : le commandeur de Chastes était mort!, Ses projets sur la Nouvelle-France furent relevés par Pierre du Guast, sieur de Monts, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et gouverneur de Paris?. Peu troublé par le souvenir du sort de La Roche, il demanda au roi l'autorisation de coloniser l’Acadie, région définie comme s'étendant du 40° au 46° degré de latitude nord, soit

1. Champlain, Des Sauvages (1604). Les Indiens donnèrent à Champlain des explications assez confuses; ils indiquaient les chutes du Niagara comme n'étant « qu’un rapide ». On les trouve pourtant sur la carte de Champlain de 1632 comme « sault d'eau au bout du sault (lac) Saint-Louis, fort hault où plusieurs sortes de poissons descendant s’étourdissent ».

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