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POUTRINCOURT. 217 Sur l’insistance des PP. Biard et Masse, les marchands, déclarant qu'ils se retiraient entièrement de l'affaire, demandèrent le remboursement de leurs avances.
Les jésuites en référèrent au père Cotton, qui en entretint madame de Guerchevilles; il n’en fallut pas plus. Une souscription s’organisa par les soins de la dame d'honneur, et dans les entourages de la cour on réunit une somme importante ; elle permit à Biard, au nom «de la province de France de l’ordre de Jésus », d'acheter les intérêts des deux commerçants, moyennant 3,800 livres, constituant ainsi la part des jésuites dans l’entreprise.
Le montant de la souscription avait été assez élevé pour permettre, en outre, de prêter aux associés une somme de 737 livres, et d'en avancer 4225 afin de compléter l’armement et la cargaison du navire. Enchantés de leur succès, les pères s’'embarquèrent avec leurs antagonistes, ct l’on mit à la voile le 26 janvier 1611 !,
41, Lescarbot donne au long le contrat passé avec les jésuites, Voir Champlain ; voir aussi : Lettre du P. Pierre Biard au T. R. P. Claude Aquaviva, général de la Compagnie de Jésus à Rome (Dieppe, 21 janvier 1611), et maintes autres lettres curieuses, tirées des archives de
Rome et publiées par le R. P. Auguste Carayon, jésuite, sous le titre de : Première mission des pésuiles au Canada, Paris, 1864.
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