‹ Les plaideurs (volume 2)Chapitre 114 sur 129 · Promptentent; de mêuie dans Athalie (IV · texte numérisé non relu

Promptentent; de mêuie dans Athalie (IV

Couronnons, proclamons Joas en diligence.

3. Le souffleur n'assiste pas à cette scène à la Comédie Française ; il entre avec Petit Jean. A la représentation, on passe du vers 660 au vers 665.

4. Leurrer, c'est tromper d'une façon qui, tant que dure l'erreur, est agréable à la personne trompée :

Quoi ! par ua feint amour vous m'auriez donc leurrée !

(Destolcubs, l'Irrésolu III, ir.) t. Qui ramène tout à la chicane.

98 lES PLAlDEURS.y^^<«r ^ .':>i Usv^-^i, r,

^ SCÈNE III. y r-^—/*^ /-^—^v ■

DANDLN, LÉANDRE; L'INTIMÉ et PETIT JEAN en rob-e : LE SOUFFLEUR*.

DANDIN. /

Çà, qu'êtes-vousîci? ^-^ " ''-■ ^ "^' ""

LÉANDRE

Ce sont les avocats,

DANDIN, au soufQeur,

Vous ?

LE SOUFFLEUR

Je vieràS secourir leur mémoire troublée 2.

DANDIN

Je vous entends. Et vous 3?

1. Ici, nous entrons dans la pure convention: on apporte an fauteuil pour Daodin, et c'est dans la rue que se va tenir l'audience. Aucune vraisemblance n'est observée.

2. Dans le Roman bourgeois (II, 52-53), un magistrat ridicule, Belastre, « avait un avocat qui montait au siège auprès de lui pour lui servir de conseil ou de truchemant, qui lui soufflait mot a mot tout ce qu'il avait à prononcer ». Plus tard « le siflleur... {sic) fut obligé de se retirer au barreau, d'où il lui faisait quelques sij,'ues dont ils étalent convenus pour les piononciatious les plus commune?; mais il s'y trompait quelquefois lourdement. L'extension de l'index était le signe qu'ils avaient pris pour sigulûer un appointement eu droit. Un jour qu'il était question d'en prononcer un, le truchemant lui montra le doigt, mais un peu courbé ; le juge crut qu'il y avait quelque chose à changer en la prononciation, et appointa les parties en tortu. • Ou lit dans le Censeur dramatique, tome II, page 505 : « C'est une opinion assez généralement reçue parmi les gens de lettres, qu'il est presque aussi difficile de bien souffler la comédi'» que de la bien jouer, et la

rareté des bons souffleurs prouve que cette opinion n'est point sans fondement

« Il faut qu'un bon souffleur soit un homme instruit; qu'il soit doué d'une vue très perçante, et d'une oreille extrêmement fiue; qu'il possède une parfaite connaissance de la comédie; qu'il sache les règles de la versification; qu'il joigne une grande activité à un sang-fioid imperturbable; qu'il ait par-dessus toui une patience a touie épreuve, etc. ; et malgré toutes ces qualités^ il ne s'acfjuittera qu'imparfaitement de ses fonctions, s'il ne les remplit depuis longtemps daus la même troupe ; car, s'il n'a pas une grande habitude de la manière de jouer des acteurs, il est presque impossible qu'il les souffle bien.»

3. Dans le Doi Jafjhet d'Arménie de Scarron (1653), le Commandeur formait ainsi des fonctionnaires fantaisistes ()Our flitter la manie de don Japhet, qui le« interi'Ogeait, comme Daudin les nouveaux avocats (III, xri):

DON JAPHET à don Alvare.

De quoi diable iert-il à voire Coniinandeur ?

DOK ALVIBE.

C'est son grand harangueur.

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