ACTE III, SCÈNE III. IO
Hé! faut-il tant tourner autour du pot»? Ils me font dire aussi des mots longs d'une toise «, De grands mots qui tiendraient d'ici jusqu'à Pontoise» Pour moi, je ne sais point tant faire de façon ^ Pour dire qu'un mâtin * vient de prendre un chapon. 710 Tant y a « qu'il n'est rien que votre chien ne prenne • . Uu il a mangé là-bas un bon chapon du Maine ; Que, la première fois que je l'v trouverai, Son procès est tout fait, et je l'assommerai.
Belle conclusion, et digne de l'exorde !
PETIT JEAN
On 1 entend bien toujours. Qui voudra mordre y mordes
BANDIN.
Appelez les témoins.
LÉANDRE
C'est bien dit, s'il le peut :
Les témoins son V fort chers, ^n'en a pas qui veut ».
jJtpSt;;^ ^" " '^^ '^"'^^^"^ I''- ■' ^^-luipedaUa J-^Ca dif 'JoLe dans son
la;^ptï:-"ï^t^r^^.r^^"\/;- ^-''^e ^açon à la réception d'un 5. Chien de garde : "■'
. r,,^. . .^ ^A Fontaine, i?'a6Zes VII, 1.)
t.on qui se Videra en son Sr an v Vau'il s fïï !!'"' ' "' ""' ""^'"^ ^"•^^-
8. On lit danr Rabelais (/ aX^^i ' c ." x x^ ■ ^ /t ™''"'- " .
nombre de Perclicrons et Manceai"ix Lons Pf.,H;.,nt • ^ ' "''^ ^''^ "" ?''»"d en quelle (acuité ils appliquoicnrieurérudepnpV'"""' •''""' "' domandant
jeunesse, ils apprenoieit à è^ e émo ns a £ -^'^ ''"'''"• •' ^'^^' "'' ^'"' partant du Heu et retournéren leur nrA.L • ^'.^ P-'ofitoicnt si bien, que
de témoigneries. rendantl'ur' témo gS ^e de toTs' d^^^ -'^ ""4''
donnoient par journée. « En 1630 Ip ml.'il w «putes choses a ceux qm plus leur on lit dans VlipUre au càVe'lÙ 6^;r;dfBo;s-'RoberT- '*"* ^"^"^ ^""^''^^
Je me ruine en scr?«nt., en Toya-e»,
En gros verbaux de cent-c.nquH,.re pages
E ce qu. r.nd tons plaiJe.ns ébahis.^ '
Je M.e ruine en lémoins du paig ;
f upw'', f .';"■' '^ï'"'" '"'' '^«'•"'er' Ironbles,
Voir la note du vers 173
104 LES PLAIDEURS. iO^T^, ^ ^ »r*x
PETIT JEAN. ,^ ^ A
Nous en avons pourtant, et qui sont sans reproche *, ^ c^^Ut^m. ■ 9ou,t Faites-les donc venir. t"v- •• v., ^^^li ^cw<.. ^
PETIT JEAN. .^^
Je les ai dans ma poche. 720
Tenez : voilà la tête et les pieds du chapon 2. Voyez-les, et jugez.
l'intimé. , . / . ' y,/
JelesrécuseV "^.f.":-: ^^ '"
DANDIN
Boni Pourquoi les récusera ^ ^ .î^^r,u .^c*.*- ^^ i*»>
l'intimé. / y>! a^i^-ucc^A-t^ tAJ 'dh. -U^vvi
Monsieur, ils sont du Maine. '^<'^- -'7^ ' ** ^'^''^ "
f h i i J .«.y» it' oh t^»--Vf ey ,
DANDIN. Z.-.-.-,^/ ., ' .Ji.- -..u^^^^ 6co^
Il est vrai que du Mans il en vient par douzaine ■^^^/>*^-w'<. •C /^Zii l'intimé. '^'^^ y ^u^^ j^^^^^^^ Messieurs... ^
DANDIN
Serez-vous long, avocat? dites moi. 72o
l'intimé.
Je ne réponds de rien*.
DANDIN
Il est de bonne foi.
l'intimé, d'un ton finissant en fau?set.
f) Messieurs, tout ce qui peut étonner un coupable^,
1. Sans reproche, comme Bayard , c'est-à-dire à qui l'on ne peut rien reprocher.
AàSr.Ti (làfT'jfa; TOftTvai, TfuS/.îov, Aoi^'jxa, t'jfozvr,o-:iv, Iffyàjav, yÛTçav, Ka\ tâXXa tôl axeû») tè icfooTttxajaiva,
(A.nisTOPHA>B, les Guipes, t. 935-937.)
3. Récuser un témoin, c'est faire à son honnêteté, à son impartialité^ quelque reproche qui enlève toute valeur à son témoignage.
4. « Quand l'Intimé répond au juge, qui lui demande s'il sera long, en disant oui. contre la coutune, c'est M. de Montauban. à qui, en pareille occasion, le premier président d t : • Du moins vous êtes de bonne foi. » (Abbé db la Porte, Anecd. dram.. II. 79.)
5. M. Legi uvé {Art de la lecture, p. 79) a écrit: • M. Régnier avait pris pour mode e un pi ucureur du roi ; lequel procureur portait dans les affaires criminelles une telle firâce de débit, une telle douceur puéiique de prononciation, qu'on croyait entendre mademoiselle Mars dans Aram:ulc, quand il disait: « Messieurs