‹ Les plaideurs (volume 2)Chapitre 117 sur 129 · ACTE III, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III

Mais que font là tes bras pendants à ton côté?

Te voilà sur tes pieds droit comme une statue. 695

Dégourdis-toi. Courage! allons, qu'on s'évertue*.

PETIT JEAJ*, remuant les brag.

Quand... je vois... Quand. ..je vois...

LÉANDRE

Dis donc ce que tu vols.

^ .Ly..^^ PETIT JEAN.

Oh dame I on ne court pas deux lièvres à la fois *,

On lit...

On lit.

LE SOUFFLEUR

LE SOUFFLEUR

Dans la...

PETIT JEAN

Dans la...

LE SOUFFLEUR

Métamorphose.,

PETIT JEAN

Comment?

LE SOUFFLEUR

Que la métem...

PETIT JEAN

Que la métem...

LE SOUFFLEUR

Psycose...' 700

\. Qu'on se remue. Les orateurs de la Chicane, si l'on en croit Fjretière [Le Déjeuner d'un procureur), étaient très prodigues de gcàtcs: De corps, de bras, de lêle, il plaide, il gesticule. Il s'cehauffo, il s'igile, et bave eti grimaçant, Se lève et s'accroupit, puis remoiile et desceod, Taniôt -ur «cs orteils «a G°:urij il allonge, Taiiiôl cumuie un cao ird on dirait qu'il s^ plonge, Et tjnt il se Iréinuii-iSi', el suulQâ des naseaux, Qu on cruiriit qu'il s'éira'itrle, ou iia;:e cnUe doux eaux. L'ait de se déuener d'une façon si furtf Quantité de pratique et de gain lui rapporte.

î. Quand oa poursuit deux choses à la fois, on court risque He manquer l'une et l'autre. C'est par cette morale que se termine Vlntrigue epistolaire de Fabre d'£glanliue :

Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois.

3. On sait que certaine» sectes païennes croyaient que l'âme passait d'un corps dans un autre.

PETIT JEAN

Psycose...

LE SOUFFLECa,

Hé ! le cheval !

PETIT JEAN. ^ ^ ' '■^ y J .1 û

Et le Cheval... ^^/^ -^^-^-^^^

LE SOUFFLEUR, (^..y^»:^^ ^ *Â ^WA*.^'/^ PETIT JEAN. JrT^,.f^ «^ ^ • -*»^

Encor... V" -y-t^»^ •

LE SOUFFLEUR

Le chien!

PETIT JEAN

Le chien...

LE SOUFFLEUR

Le butor!

PETIT JEAN

Le bulor*... ^ -

LE SOUFFLEUR^ " ;^^ '^j ' * '" '«^ ■^"' ^, <Wjf4^

Peste de l'avocat! -^^ ~ ^ .,.^w»„:. /.

PETIT JEAN

Ah! peste de toi-même*! ^ Voyez cet antre avec sa face de carême' ! ^ -W^ *,\J/>»o Va-t'en au diable! '^ , v -.-.->itx,.

Et vous, venez au fait. Un mot 705

Du fait*.

1. Le butor est. au propre, un oisenu de proie qu'on ne peut dresser pour la chasse; ou a donné, par--uife, suu no:n à un être maladroit et stupide: « Voyez- Touà cette maladroite bouvière, cett? butjrde?! (Molière. Comtesse d'Escarbagiir.s. X.) « Cette plaisanterie est en serme dans uut» comédie de Cyrano, le Pédant jou'>, d'où Molière a tiré deux des meilleures scènes des Fourberies de Scapin. "Voici le passage : : Paqcibr. Coibiuelli, soufQe-moi. — Corbitîellî, bos. Non, Monsieur, je ne m'en suis pas souvenu, — Paqcibr. Non, Monsieur, je ne m'en suis pi- souvenu. — Gri>ger. Ré, maraut! ton san^; me vengera de ta perfidie. IL t'rre lépée sur lui. — Corbixelli. Fuis-t'en donc, de peur qu'il ne te frappe. — Paqcibr. Cola est-il de mon rôle? — Corbitîblli. Oui. — Piqcieb. Fuis-t'en donc, de peur qu'il ne te frappe. » (Act. V, se. ii.) Le valet, comme on voit, répète le cooscil qu'on lui donne de fuir, au lieu de prendre la fuite. C'est la même situation et la même mép:ise que dans Racine. » [Xote de M. Geruzez.)

2. Molière a dit de même : « Pe^te soit des carognes qui me laissent dans l'inquiétude. » {Mariage forcé. XI.)

3. Une face de cai'éme est un visag? pâle, comme est, après le carême, celui des d 'Vôts scnipulpuT.

4. Ceci est une allusion à une anecdote du temps de Racine que nous ne pou- TOns rappor.cr ici. r ' *., ' ' y'y t '- f

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