ACTE III, SCENE III
Mais que font là tes bras pendants à ton côté?
Te voilà sur tes pieds droit comme une statue. 695
Dégourdis-toi. Courage! allons, qu'on s'évertue*.
PETIT JEAJ*, remuant les brag.
Quand... je vois... Quand. ..je vois...
LÉANDRE
Dis donc ce que tu vols.
^ .Ly..^^ PETIT JEAN.
Oh dame I on ne court pas deux lièvres à la fois *,
On lit...
On lit.
LE SOUFFLEUR
LE SOUFFLEUR
Dans la...
PETIT JEAN
Dans la...
LE SOUFFLEUR
Métamorphose.,
PETIT JEAN
Comment?
LE SOUFFLEUR
Que la métem...
PETIT JEAN
Que la métem...
LE SOUFFLEUR
Psycose...' 700
\. Qu'on se remue. Les orateurs de la Chicane, si l'on en croit Fjretière [Le Déjeuner d'un procureur), étaient très prodigues de gcàtcs: De corps, de bras, de lêle, il plaide, il gesticule. Il s'cehauffo, il s'igile, et bave eti grimaçant, Se lève et s'accroupit, puis remoiile et desceod, Taniôt -ur «cs orteils «a G°:urij il allonge, Taiiiôl cumuie un cao ird on dirait qu'il s^ plonge, Et tjnt il se Iréinuii-iSi', el suulQâ des naseaux, Qu on cruiriit qu'il s'éira'itrle, ou iia;:e cnUe doux eaux. L'ait de se déuener d'une façon si furtf Quantité de pratique et de gain lui rapporte.
î. Quand oa poursuit deux choses à la fois, on court risque He manquer l'une et l'autre. C'est par cette morale que se termine Vlntrigue epistolaire de Fabre d'£glanliue :
Il ne faut pas courir deux lièvres à la fois.
3. On sait que certaine» sectes païennes croyaient que l'âme passait d'un corps dans un autre.
PETIT JEAN
Psycose...
LE SOUFFLECa,
Hé ! le cheval !
PETIT JEAN. ^ ^ ' '■^ y J .1 û
Et le Cheval... ^^/^ -^^-^-^^^
LE SOUFFLEUR, (^..y^»:^^ ^ *Â ^WA*.^'/^ PETIT JEAN. JrT^,.f^ «^ ^ • -*»^
Encor... V" -y-t^»^ •
LE SOUFFLEUR
Le chien!
PETIT JEAN
Le chien...
LE SOUFFLEUR
Le butor!
PETIT JEAN
Le bulor*... ^ -
LE SOUFFLEUR^ " ;^^ '^j ' * '" '«^ ■^"' ^, <Wjf4^
Peste de l'avocat! -^^ ~ ^ .,.^w»„:. /.
PETIT JEAN
Ah! peste de toi-même*! ^ Voyez cet antre avec sa face de carême' ! ^ -W^ *,\J/>»o Va-t'en au diable! '^ , v -.-.->itx,.
Et vous, venez au fait. Un mot 705
Du fait*.
1. Le butor est. au propre, un oisenu de proie qu'on ne peut dresser pour la chasse; ou a donné, par--uife, suu no:n à un être maladroit et stupide: « Voyez- Touà cette maladroite bouvière, cett? butjrde?! (Molière. Comtesse d'Escarbagiir.s. X.) « Cette plaisanterie est en serme dans uut» comédie de Cyrano, le Pédant jou'>, d'où Molière a tiré deux des meilleures scènes des Fourberies de Scapin. "Voici le passage : : Paqcibr. Coibiuelli, soufQe-moi. — Corbitîellî, bos. Non, Monsieur, je ne m'en suis pas souvenu, — Paqcibr. Non, Monsieur, je ne m'en suis pi- souvenu. — Gri>ger. Ré, maraut! ton san^; me vengera de ta perfidie. IL t'rre lépée sur lui. — Corbixelli. Fuis-t'en donc, de peur qu'il ne te frappe. — Paqcibr. Cola est-il de mon rôle? — Corbitîblli. Oui. — Piqcieb. Fuis-t'en donc, de peur qu'il ne te frappe. » (Act. V, se. ii.) Le valet, comme on voit, répète le cooscil qu'on lui donne de fuir, au lieu de prendre la fuite. C'est la même situation et la même mép:ise que dans Racine. » [Xote de M. Geruzez.)
2. Molière a dit de même : « Pe^te soit des carognes qui me laissent dans l'inquiétude. » {Mariage forcé. XI.)
3. Une face de cai'éme est un visag? pâle, comme est, après le carême, celui des d 'Vôts scnipulpuT.
4. Ceci est une allusion à une anecdote du temps de Racine que nous ne pou- TOns rappor.cr ici. r ' *., ' ' y'y t '- f
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