‹ Les plaideurs (volume 2)Chapitre 122 sur 129 · LE HARANGUEUR · texte numérisé non relu

LE HARANGUEUR

La cour donc, où jadis Ch'icun TOUS regarda comme un autre Aiuadis, Alors que,»

DON JAPUBT.

Concluex.

LB UARANGUEUR.

La Cour donc...

DON JAPUBT.

Que at•ell^ La cour, la cour, la cour?

8. Le Uoôytiçsv vô;a(dv de Constantin llnrmenopoulos, jurisconsulte grec du qu&" lorzième siècle, a été traduit eu latin sous le titre ûq troinpluariumjuvis dvils .

DANDIN

IIo 1 je te vais juger *.

l'intimé.

Ho ! vous êtes si prompt!

(Vite.)

Voici le fait. Un chien vient dans une cuisine; 75o

Il y trouve un chapon, lequel a bonne mine.

Or celui pour lequel je parle est affamé ;

Celui contre lequel je parle adteu plumé 2 ;

Et celui pour lequel je suis prend en cachette

Celui contre lequel je parle. L'on décrète ' ; 760

On le prend. Avocat pour et contre appelé;

Jour pris. Je dois parler, je parle, j'ai parlé.

DANDIN

Ta, ta, ta, ta. Voilà bien instruire une affaire I

Il dit fort posément ce dont on n'a que faire,

Et court le grand galop quand il est à son fait. 765

l'intimé.

Mais le premier. Monsieur, c'est le beau*.

DANDIN

,. = ,.,'-. C'est le laid.

A-t-on jamais plaidé d'une telle méthode? Mais qu'en dit l'assemblée?

LÉANDRE

Il est fort à la mode •.

l'intimé, d'un ton véhément.

Qu'arrive-til, Messieurs? On vient. Comment vient-on?

On poursuit ma partie '^» On force une maison, r/; 770

1. Tallemant VII, 275):« A Toulouse, on jeune aTOcat commence son plaidoyer par : « l-e roi Pyrrhus. » Il y arait alors un président fort rébarbatif, qui lui dit : « Au faitlau fail ! » Quelqu'un eut pitié du pauvre garçou, et repié^enta que c'était une première cause : * Hé bien ! dit le président, par^ex donc, l'arocat du roi Pvrrhus. ■

i. Un avocat du dii-septième siècle plaidait ainsi pour sa fille, qui demandait ia séparation de corps : « Vernim e<t dicere : oui. Messieurs! il est bien vrai I ma fille est bien heuieuse et malheureuse tout ensemble, heureme quid- m, d'avoir trouvé un époux dirt ogué par sa naissance; mallieurtu^e fuiem. de ce que ce gentilhomme a renverse sa fortune par sa mauvaise conduite. En sorte, Messieurs, que ma fille court risque de se trouver réduite à mendier son pain, ce pain que les Grecs appelaient tov â^-.oy- >■

3-. Décréter, c'est lancer uû décret contre quelqu'un, un ordre d'amener, t La duchesse de Bou.llon ne fut déc.étée que d'ajournement personnel. • (Voltairb, Siècle de Louis XIV, 26.)

4. L'Jntimé n'est pai de l'avi? de Domat. un ami de Pa-rcal, qui disait: « L éloquence de l'avocat consiste à faire cuniiaîtie la just.ce par la vérité, a

5. Trait sanglant dirigé contre les illustrations du barreau d'alor».

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