‹ Les plaideursChapitre 45 sur 116 · Yar. Avez-vous dit, Madame · texte numérisé non relu

Yar. Avez-vous dit, Madame

Ouy, Monsieur.

J'irois donc (1069-87).

Donc rimait moins bien encore avec bon que façon. Racine, mène dans une

comédie ou il se permettait beaucoup, n'a point voulu négliger trop la forme.

CHICANNEAU.

J'irais trouver mon juge, et lui dirais

Voi1!

LA COMTESSE

Oui.

CHIC ANNE AU

Et lui dirais: Monsieur....

LA COMTESSE

Oui, Monsieur.

GHICANNEAU.

Liez-moi2. » 270

LA COMTESSE

Monsieur, je ne veux point être liée 3.

1. Interjection d'impatience. C'est l'impératif du verbe voir. Il semble aue Chicanneau dise a un témoin supposé de l'entretien : Vois, cette femme ne se taira donc pas que je puisse continuer ?

JL^ itaiDS gfea? V?Qsenï, <Iue- de guerre lasse, Chicanneau furieux conseille a la comtesse de dire elle-même chez le juge ce mot qui lui brûle les lèvres depuis quelques instants : « Liez-moi. monsieur, je suis folle !» Cen, ne nous parait point admissible. Rappelons-nous le 7* vers de la page 59:

Comment ! lier les mains aox cens de votre sorte !

Comparez plus bas : «A l'autre? Quelle humeur est la vôtre? Vous ne savez. Madame, ou je viendrai. ><

Nous croyons, aver M. Saint-Marc Girardin Th. de Racine, t. II r, 266

note . . que Chicanneau par « ce liez-moi... » ?eut, dans le discours que d'après

mtesse Oendra a Dandin, « lui faire dire que. si on lui défend de

plaider c est en quelque sorte la lier comme folle ou l'emprisonner.» Lier-moi

serait donc : « Qu on me lie, qu'on me mette en prison, ou qu'on me laissa

D L (Balthazard de Lyonne) cousin issu de germain de Boileau, étoit neveu de M de L.. grand audk-noier de Franr*. quj luf avoil arheté une ^JJJ de président akCourdes M u aUoit^nvent chez M. Boileau le eref-

e aue de M Despréaux. Ce fut là que se passa entre B. D. L. et la eom- ' - Crisse cette scène plaisante et vive qui a été décrite par M. Racine sous les noms de Chicanneau et de comtesse de Pimbesche. La comte^Cri^ étoit une plaideuse de profession qui a passé toute sa vie dans les procès, et qui a le grands biens dans cette occupation ruineux. L* Parlemenl, fatigué de sou obstination a plaider, lui défendit d'intenter aucun procès sans l'avis par ,r„ de deui avocats que la cour lui nomma. Cett- interdiction de .mit dans une fureur inconcevable Aprp< «Voit- [■ s avocats et son procureur.

plaintes a M. Bo.le.u le greffier, chez qui se trouva par hasard BOL dont il s agit. Cet homrm. qui vouloit se rendre nécessaire partout, s'ai

cette plaideuse. Elle le» écouta d'abord avec avidité •' adu qui survint entre eux, elle cru! àu'il vouloit l'insulter ■ la dinju..-. >l. I. -..préaux, qui etoit présent à cette scène, en fit le ■i. Kacine, qu. laccommoda au théâtre et lïnsera dan* la

: .; mi?EE3" ^ la rimer- ■ ^— i^ sur lu *■ ^

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