‹ Les plaideursChapitre 70 sur 116 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DA1SDIN, LÉANDRE, CHICAÏSNEAU, PETIT JEAN. DANDDC

Paix! paix! que l'on se taise là.

LÉANDRE (l'aperceTant à la lucarne).

Hé! Grand Dieu!

PETIT JEAN

Le voilà, ma foi, dans les gouttières6. 515

1. « Régulièrement il faudrait : Ce qu'est devenu; mais l'omission du pronom est permise daus le style familier. » (La Habpe.)

2. « Epices. drogues. >"ôs anciens écrivains l'ont employé dans le sens de dragée* et confitures. De là vient, suivant Ménage, qu'on appelle épices l'arqent que prennent les juges pour les jugements des procès: car anciennement les parties qui avaient obtenu gain de cause faisaient présent à leurs juges de dragées et de confitures. Maïs, à succession de temps, les épices furent conoertiei en or: et ce qui se baillait par courtoisie et libéralité fut tourné en taxe et en nécessité. ( Voyez Loyseau, liv. 1er des Offices, ch. vin. ) Aimé- Martin.)

3. Lieux où l'on garde les diverses choses relatives au service de la table.

J'en suis fourni. Dieu sait et j'ai tout Pelletier

Roulé dans mon office en cornets de papier. (Boa., Sat 111.)

4. « Cela s'appelle jouer sur le mot : ce n'est guère la coutume de Racine. Cette plaisanterie, qui est une pointe, nous parait calquée sur une mauvaise épigramme de Saint-Amand. sur î'incendie du Palais:

Certes l'on vit un tri>te jeu.

Quand a Paii* Dame Justine Se mit le palais tout en feu Pour avoir trop mangé d'épices. »

( Lchead de Boisjermain, Comm. sur les œuvres de J. Racine, t. 1, p. 238.)

5. Disparaître, s'esquiver furtivement, s'emploie plutôt avec l'auxiliaire avoir. Racine a employé l'auxiliaire être, parce qu'il voulait exprimer l'état, et plutôt encore relativement a Petit Jean qui ne voit plus son maître qu'à Perrin Dandin qui profite de l'occasion pour se sauver.

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