‹ Les plaideurs sans procèsChapitre 37 sur 69 · ACTE II, SCENE VII. f · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VII. f

RENARD

Vous ne pouviez venir dans un meilleur moment ;

( Montrant Floiidor. )

Monsieur est l'avoué de la partie adverse.

RAYMOND

Oh ciel ! est-il possible ?

Oui , pour elle j'exerce,.

RAYMOND

Vous vous êtes chargé de ce procès honteux?

Je l'aurais refusé , s'il m'eût paru douteux.

Vous pensez donc gagner?

Ma cause est excellente.

RAYMOND

Eh bien, moi, je soutiens...

RENARD-

Mon confrère plaisante ; Dans mainte occasion il a jugé fort mal.

Non , ce n'est jamais moi , mais c'est le tribunal.

RAYMOND

Je dois pourtant, Monsieur, vous apprendre une chose ; Peut-être il vous faudra renoncer à la cause.

FEORIDOR.

Comment ?

RAYMOND

Je vous l'avoue, un procès me fait peur; J'ai pris depuis Ion g- temps la chicane en horreur. Puis il faut respecter la morale publique , Rien n'est plus scandaleux qu'un débat domestique.

RENARD

J'en conviens avec vous.

Pour nous concilier, Est-il quelque moyen que l'on puisse employer?

Moi , je n'en vois aucun.

RENARD

Pour moi, j'en désespère.

RAYMOND

Je viens pourtant d'écrire à ce cruel beau-frère. J'invoque tour à tour la nature et l'honneur ; Je n'implore de lui qu'une seule faveur ; C'est que pour prévenir toute fâcheuse issue , 11 veuille m'accorde r un moment d'entrevue.

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