‹ Les plaideurs sans procèsChapitre 47 sur 69 · ACTE II, SCENE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XII

RAYMOND

Ah ! c'est vrai.

renard {bas à Floridor).

Les voilà divisés pour jamais.

Adieu : nous nous verrons face à face au Palais.

saint-léger (à Floridor).

A quels désagrémens , Monsieur, je vous expose ! De ces fâcheux débats moi seul je suis la cause. Aussi qu'avais-je à faire à cet aventurier ?

RAYMOND

Qu'entends-je? oh ! pour le coup c'est trop m'injurier. Sàvez-vous bien , Monsieur, qu'un pareil ton m'oilense , Et que je suis très-las de votre impertinence ?

Impertinent vous-même !

RAYMOND

Oui , je suis outragé •, Sachez que plus d'un fat par moi fut corrigé.

saint-léger {s' élançant sur lui).

Un fat!...

RENARD

Y pensez-vous ?

SAINT-LÉGER

Ah ! quelle audace extrême !

Vous m'en rendrez raison.

ELORIDOR.

O ciel !

RAYMOND

A l'instant même; Sortons.

RENARD

Ecoutez-nous.

SAINT-LÉGER

Non.

TLORIDOR.

Pour Dieu, point d'éclats; Plaidez, plaidez, Messieurs, mais ne vous battez pas.

RAYMOND

Non , non , il faut du sang pour laver cette injure.

ELORIDOR.

Du sang? Ali ! je frémis !

RENARD {se jetant entre eux).

Messieurs, je vous conjure,

Apaisez-vous.

SAINT-LÉGER

Jamais.

RAYMOND

Remettons-nous au sort.

Il faut <|ue sur la place un des deux reste mort.

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