‹ Les Plaies du Pédicule Hépatique dans la Cholécystectomie: Leurs Causes, Une Technique pour les ÉviterChapitre 31 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La cholécystectomie peut être une opération très facile, quel que soit le procédé employé, ou bien elle est à ce point difficile qu’on ne peut faire qu’une exérèse incomplète de la voie biliaire accessoire. Plus souvent, quand on opère une cholécystite, l’opération est simplement délicate, et si l’on n’est pas familiarisé avee les techniques classiques, on peut commettre une faute opératoire et blesser un des organes du pédicule hépatique.

IT.— Les statistiques ne rendent que très imparfaitement compte de la fréquence, de ces blessures ; la plupart de celles-ci ne sont pas mortelles ; mais on voit qu’elles sont loin d’être rares, si l’on envisage les observations publiées (nous avons pu en rassembler 70) et les nombreuses réinterventions pour oblitération secondaire des voies biliaires ou pour fistules persistantes.

Faute d’un contrôle soigneux de l’état du pédicule biliaire» après décès de malades cholécystectomisés, on a pu laisser échapper une des causes de mort : la ligature ignorée, muette, de la branche droite de l’artère hépatique. Nous pensons que Pinsuffisance hépatique subite, la brusque défaillance cardiaque, signalées dans bien des cas d’issue fatale, sont parfois le résultat de cette ligature.

III. — L’anatomie si complexe et si variable de la région, les lésions si fréquentes qu’on y rencontre et qui viennent déformer ou fusionner les organes, sont bien plus souvent responsables des blessures opératoires du pédicule hépatique, qu’une faute de technique proprement dite.

IV. — Les procédés opératoires classiques s'appuient, au moins pour certains temps essentiels, sur des particularités

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