‹ Les Plaies du Pédicule Hépatique dans la Cholécystectomie: Leurs Causes, Une Technique pour les ÉviterChapitre 4 sur 33 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

IT nous sera permis de dire ici quelle respectueuse et affectueuse gratitude nous attache à notre Maître M. À. Schwartz.

Nous n'avons pas seulement bénéficié de ses leçons, où la clarté s'allie au savoir et au bon sens : il nous a montré par son exemple quel devait être l'idéal de tout chirurgien bon clinicien, opérateur prudent. et d’une probité sans défaillance.

Les accidents de la cholécystectomie sont nombreux. Le foie, le tube digestif peuvent être lésés au cours des manœuvres opératoires, et l’intervention se trouve par là même allongée et aggravée.

Mais la fréquence et l’importance de ces accidents sont peu de chose en comparaison des blessures des différents organes du pédicule hépatique. Leur proximité de la voie biliaire accessoire, leur faible calibre, la péricholécystite qui les entoure souvent, en font des organes particulièrement exposés. À ces blessures du pédiceule se limitera notre étude.

De nombreuses observations en ont été publiées, les unes relatives: aux lésions opératoires des voies biliaires, les autres à celles des vaisseaux.

19 Blessures des voies biliaires. — Klles intéressent presque toujours la voie biliaire principale, à un niveau variable. Mais il faut également connaître la section sans ligature des petits canaux biliaires anormaux, susceptibles de compliquer les suites opératoires.

20 Blessures des vaisseaux. — La blessure la plus importante est celle qui atteint l'artère du lobe droit du foie, ou le tronc même de l'artère hépatique. Accessoirement nous dirons un mot de la blessure de l'artère cystique et des ennuis opératoires qu’elle détermine parfois.

Théoriquement, nous devrions ajouter les blessures de la veine porte. Bien que cette lésion ne nous semble pas impossible au cours de la cholécystectomie, nous n’avons pu en trouver d'observations, soit qu'il n’en existe pas, soit qu’elles n’aient pas été publiées. Aussi, nous n’en parlerons pas.

Que ces blessures intéressent les voies biliaires ou les vaisseaux, elles peuvent être de quatre ordres :

1) Dilacération d'un canal biliaire ou d’une artère par une pince à forcipressure, venant mordre sur eux.

2) Section complète ou incomplète de l’un ou de Pautre, déterminant l'issue du contenu liquide, bile ou sang, dans la plaie.

3) Résection étendue, observée pour les canaux biliaires, par suite d’une erreur d'interprétation. Elle pose des problèmes thérapeutiques difficiles.

4) Ligature de la voie biliaire principale ou de la branche droite de l’artère hépatique, interrompant pour l’un l’excrétion biliaire, pour l’autre la circulation artérielle du lobe droit du foie.

Suivant leur nature, suivant la manière dont elles se sont produites, ces plaies deviennent tangibles à deux moments différents :

— Ou bien, c’est au cours de l’opération, à l’instant où l’un des organes du pédicule vient d’être blessé. L’opérateur s’apercoit de la lésion, et s’efforce a la réparer dans la mesuré du possible.

— Ou bien, c’est après une cholécystectomie, en apparence satisfaisante, qu’une complication (ictère, fistule biliaire) force à réintervenir. C’est au cours de la réintervention que le chirurgien découvre une lésion d’un des organes du pédicule ; blessure opératoire faite à la première intervention et méconnue à ce moment.

Ces différents caractères nous permettent de diviser en deux chapitres l’étude des blessures du pédicule hépatique :

IT. — Les accidents révélés dans les suites opératoires, et dans chacun d’eux nous étudierons successivement :

Les ‘ blessures des voies biliaires.

Les blessures vasculaires.

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