‹ Les Plaies Du Rectum Par Projectiles De GuerreChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La grande guerre {1914 1918), par sa violence et par les moyens perfectionnés de destruction mis en œuvre, a fourni de nombreux cas de plaies du rectum, plaies qui, jusqu'iei, avaient été bien peu éludiées. Les chirurgiens ont pu. après des lâtonnements, établir une thérapeutique rationnelle de ces plaies. Déjà en mars 1916, M. Couteaud avait présenté à la Société de chirurgie seize cas de plaies du rectum : mais aucune décision n’a été prise. En février 1918, une discussion a élé engagée à la même Société à la suite d’un rapport {au sujet de trente cas) de MM. Pierre Mocquot et B. Fey qui se déclarent partisans de l’anus illaque pour le traitement de ces plaies. Si M. Souligoux avait obtenu de bons résultats par la création d’un anus contre nature, par contre MM. Auvray, Quenu, Tuffier, Legueu, etc, ont pu, s'appuyant

‘sur de nombreux exemples. déclarer que l'anus iliaque devait être réservé seulement aux grands délabrements

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et aux destructions de l'anus. Nous nous rangerons à leur avis. L’anus contre nature crée une infirmité bien pénible et d’ailleurs inutile. L'expérience a démontré amplement que le contact des matières fécales avec Ja plaie rectale n’a jamais douné lieu aux complications septiques que l’on aurait pu craindre Laissant de côté les plaies de la portion péritonéale du rectum, plaies abdominales et qui relèvent par conséquent de la laparatomie, nous nous occuperons seulement des plaies de la portion sous-péritonéale, plaies pelviennes ou périnéales. Nous aurons à dire un mot sur les plaies rectourinaires, car on note la coexistence fréquente d’une plaie des organes urinaires, vessie ou urètre.

L'évolution des plaies du rectum vers la guérison spontanée se fait d’une façon très simple, malgré la gravité apparente des lésions. Ces faits semblent un peu surprenants et on était loin de supposer que de larges perforations intestinales soient susceptibles d’une guérison spontanée et en somme très rapide. Il est vrai que l'expérience qu'on avait des plaies du rectum avant la guerre était, du reste, très réduite.

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