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Au début de l’époque secondaire, le massif central et la Gâtine vendéenne étaient encore largement reliés l’un à l’autre par un isthme qu’avaient respecté les mers permiennes et triasiques. Ce fragment de la vieille chaîne hercynienne, depuis longtemps rabotée par l'érosion et réduite à l’état de pénéplaine, s’affaissa lentement après le trias, en créant entre le Limousin et la Gâtine une dépression orientée du S.-S.-W. au N.-N.-E., dont la vallée du Clain marque à peu près l’axe depuis Voulon jusqu'à Chàtellerault. C’est ce que les géologues ont appelé le détroit poitevin, parce qu’à l’époque jurassique cette dépression à ouvert une communication entre les mers du bassin d'Aquitaine et celles du bassin de Paris. Maïs, par rapport à ces deux bassins, le Poitou constitue un seuil; le soubassement cristallin est très voisin de la surface et pointe même au jour en plusieurs endroits, tandis que les couches sédimentaires plongent de part et d'autre au N. et au S. C’est en réalité un ensellement, beaucoup mieux marqué que celui de la Bourgogne, qui joue un rôle équivalent à l’est de la France.
Lias.
Dès l’époque liasique les mers ont commencé à envahir la région poitevine en s’avançant par le sud, en bordure du Limousin et de la Gâtine; les premières assises revêtent un facies gréseux dénotant un apport considérable de sables par des cours d'eau côtiers; l’étage rhétien présente au nord de Roumazières des arkoses dures, presque blanches, que l’on a jadis exploitées pour en faire des soles de four, à cause de leur infusibilité'. Puis viennent les calcaires hettangiens, sédiments déposés dans