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CLouzor. Récents Cas d’érosion, p

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500 m. au S.-E. de la Faute avec la partie restée fixe du rivage de la pointe d'Arçay. Il en résulte une modification sensible de la carte : le point coté 19 est exactement au bord de la mer.

On a essayé de parer aux attaques de l'érosion en plantant des rangées de pieux dans le sable de la plage, à 1 mètre au-dessous du niveau des hautes mers. Ces travaux sont trop récents! pour qu'on puisse juger de leur valeur défensive; mais il ne semble pas que l'on doive faire grand fond sur leur emploi, car beaucoup avaient déjà été culbutés par la mer au bout de quelques mois. Les vagues paraissent avoir tendance à affouiller le sable au pied de chaque pieu, en tourbillonnaut autour de l’obs-

F16. 25. — Les progrès de l'érosion sur le lilloral de la Faute.

La dune de la Vigie (19 m.), au centre de la figure, est entamée sur toute sa hauteur (état en avril 1908).

tacle qu'il présente. Elles ont déjà eu raison d'un revêtement en pierres sèches qu’en 1906 on avait appliqué sur le flanc de la dune, à la ferme de la Belle-Henriette. Pour défendre ce point particulièrement menacé, on a construit depuis un ouvrage en ciment armé long de 600 m., haut de 2 m., dont les extrémités en retour d’équerre s'enfoncent dans des dunes suffisamment épaisses. Tandis que l’on procédait à ce travail, la mer se constituait à elle-même une barrière, en amassant dans la baie un banc de sable qui ne cesse de croître. L'apparition de ce banc, aussi bien que l'attaque du rivage, semble due à l'action de courants locaux dont la marche et la nature restent inconnues.

Il est un fait remarquable dans l’évolution des cordons littoraux : c’est la rapidité avec laquelle peuvent se former certains d’entre eux, dont la croissance est ensuite comme frappée d'arrêt : la flèche de l’Aiguillon s’est accrue en moyenne de 3 à 4 kilo-

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