Étude. » réponse Martin, conduct, des PC. à la Rochelle
13, FAYE. Pia tes d’Aunis, p. 395.
4. Dans la nuit du 9 au 10 décornbre 1711, au cours d’une tempête, « plus de la moitié de la surface de l’ile a été envahie par les eaux, » (Archives Charente-Inférieure, H. 37, liasse, carte. 0
5. Étude de l'érosion marine, réponses concernant l'ile de Ré. :
de rainures que surplombent les bancs calcaires. Cette disposition facilite leur aba= tage par les vagues : désagrégées à la partie supérieure par les eaux d'infiltration qui suivent les joints de la roche, elles s’éboulent par blocs de plusieurs mètres cubes qui, triturés par la mer, se débitent à la longue en galets arrondis.
En général règne au pied de la falaise une rangée de galets, large en moyenne de 10 mètres et exceptionnellement de 20 à 30 mètres; au delà, c’est le rocher nu. Leur diamètre ordinaire varie de 15 à 20 centimètres. Les galets ne restent pas en place au bas de la falaise qui les a produits, sans quoi leur accumulation: aurait vite fait d’arrêter la destruction de la falaise. Charriés par la lame, ils voyagent le long de la côte, toujours dans le même sens, et vont s’amasser à l’entrée des anses, qu'ils bouchent. Ils accomplissent parfois des trajets considérables et peuvent provenir de points très éloignés : dans la levée de galets de Port-Neuf, à 2 kilomètres à l’ouest de la Rochelle, nous avons trouvé un bloc parfaitement rond de granit porphyroide, gros comme la tête, qui ne pouvait être venu que des falaises de
Vendée; d’autres moins gros l’accompagnaient. Le trajet accompli dépasse certainement 400 kilom. Ils avaient dû rouler longtemps, car les éléments étaient presque dissociés par suite de l’altération du feldspath.
Comme c’est par vent de S.-W. que la mer est le plus forte, le galet chemine du S. FiG. 27. — Délail de la falaise de Chef au N. entre la Pallice et la baie d’Aiguillon, debaie,
g à : * Profil en dents de scie résultant de l’inégale résisparallèlement 2 JE côte; dans la baie de la tance des bancs alternativement calcaires et mar-
Rochelle, orientée d'W. en E.,le vent pousse ux: Partie supérieure désagrégée par les agents atmosphériques.
les galets vers l’E., et il en est de même au sud de la pointe des Minimes. Maïs sur la côte d’Angoulins, qui est perpendiculaire au vent dominant, le galet n’est plus entraîné ; il s’use sur place en montant et en descendant normalement à la côte avec la marée. Dans l'ile de Ré, les galets tendent à s’accumuler à la pointe orientale; sur la côte méridionale, le vent d'W.-S.-W. les entraîne jusqu à la pointe de Chauveau, où ils s'arrêtent; sur la côte septentrionale, entre Loix et la Flotte, ce sont les vents de N. et de N.-E., les seuls dont elle ne soit pas abritée, qui font cheminer les galets jusqu'à la pointe de Sablanceau, qu'ils ne peuvent franchir, car le vent de S.-W. devient alors prédominant etles repousse!. C’est l'existence de ce point mort qui a déterminé la formation de la flèche de Sablanceau. La hauteur des levées de galets dépasse ordinairement d’un mètre celle des marées