‹ Les Plaines du PoitouChapitre 36 sur 132 · Voir ci-dessus, p. 170 et suivantes · texte numérisé non relu

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2. Dozrrus. Derniers Mouvements du sol, p. 15. — Courron. Miocène en Anjou, p. 3 et 23.

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cette réunion, en même temps qu'elle accrut l'importance des déblaiements opérés en ce point par les deux rivières combinées.

Ainsi la convergence des grands cours d’eau poitevins vers la Touraine et leur fusion en une seule artère ont été le résultat de l'attraction exercée par la mer des faluns, puis du recul de cette mer vers l’ouest. On peut dire qu'au début du pliocène le réseau hydrographique actuel, dans ses traits généraux, était constitué sur le versant nord du Poitou; au cours des périodes pliocène et quaternaire, on ne constatera qu’un approfondissement progressif des vallées, en rapport avec le retrait rapide de la mer dans ses limites actuelles et avec l’abaissement consécutif du niveau de base.

Évolution au pliocène et au quaternaire. — Sur le travail de creusement opéré pendant le pliocène on ne possède aucun renseignement direct; force est donc de procéder par induction, en admettant qu’au miocène les vallées n'étaient pas encore creusées, et que leur déblaiement a été l’œuvre du pliocène. On pourrait être tenté de prendre pour terme de comparaison la vallée de la Charente, qui renferme des dépôts pliocènes d'âge connu, mais leur gisement, au sud de l’anticlinal de Montalembert, est assez éloigné, et l’histoire du cours supérieur de la Charente reste très obscure. Il est plus prudent, en l'absence de toute donnée paléontologique, de se garder de préciser. Au point de vue géographique, d’ailleurs, ces considérations sont tout à fait accessoires, l'important est de mettre en lumière la progression du travail d’érosion. Ceci même ne peut être fait que d’une manière très fragmentaire pour le versant nord du Poitou, par suite de la rareté des terrasses le long des cours d’eau. À titre d'exemple, nous allons faire l’étude des deux rivières principales, la Vienne et le Clain.

A. Vallée de la Vienne. — C'est sur les limites du Limousin, en amont de Confolens, qu'il faut aller chercher les traces du plus ancien stade de creusement de la vallée.

Moyennes terrasses (60 m.). — Entre Saint-Junien et Exideuil, des dépôts de cailloux roulés quartzeux se suivent sur les plateaux bordant les deux rives de la Vienne, surtout sur ceux de la rive gauche, à une hauteur constante de 50 à 60 m. (généralement 60 m.) au-dessus du cours actuel. On les trouve à 216 m. à Saint-Junien, à 222 m. à Chaillac, à 218 m. à Chaumeix ; à Bourdicaud {198 m.) ils passent sur la rive droite, puis de nouveau sur la rive gauche entre 210 et 200 m. autour de Chabanais, où ils sont particulièrement étendus, et enfin à 206 m. au lieu dit Maison-Rouge, au sud d'Exideuil!. D’autres lambeaux s’observent, toujours sur la rive gauche, au sud de Confolens, où ils atteignent 193 m. On perd ensuite leurs traces en aval; sans aucun doute les érosions ultérieures ont fait disparaître la plus grande partie de ces dépôts, qui ne subsistent plus qu’à l’état fragmentaire ; ils ne se sont conservés que là où les terrasses qu'ils constituaient atteignaient une certaine largeur. Partout où on les voit,

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