‹ Les plaintes d'AcanteChapitre 126 sur 185 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

LES FASCHEVX OBSTACLES

STANCES

Clorinde, i’ay beau soupirer, le ne doy iamais esperer De voir la fin de mon martire,

Puisque la rigueur des laloux M’empesche mesme de vous dire *

Les maux que i’endure pour vous.

le suis prés de vous chaque iour Pour vous parler de mon amour,

Sans que ce bon-heur me console :

Car pressé du bruslant désir D’en prononcer vne parole, le n’en puis trouuer le loisir.

Par quelle estrange cruauté Veut-on garder vostre beauté.

Et vous tenir ainsi contrainte ?

Dieux ! vostre humeur qui n’aime rien Et tant de fantosmes de crainte.

Vous gardent-ils pas assez bien ^

N’eussions-nous nul tesmoin qu’ Amour

Au plus solitaire seiour

Dont toute clarté fust bannie ;

L’ombre de ce Monstre d’honneur Auec assez de tyrannie S’opposeroit à mon bon-heur.

LA GOVVERNANTE IMPORTVNE

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