‹ Les plaintes d'AcanteChapitre 134 sur 185 · XCVII · texte numérisé non relu

XCVII

LE NATVREL D^AMOUR

Les perles ayment chèrement L’humeur dont l’Aube les arrose; Les serpens ont pour aliment La fraischeur dans la terre enclose; L’air est aymé par les oyseaux,

Les poissons chérissent les eaux,

Et la Salamandre les fiâmes,

Les Abeilles ayment les fieurs :

Mais l’Amour ce Tyran des Ames, Le cruel n’ayme que les pleurs.

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