Et que tant d’inhumanité
Ne puisse faire breche en ma fidelité.
PLAINTES d’aCANTE
lusqu’au dernier soupir ie veux continuer De suporter les loix de son cruel Empire ;
Désormais mon amour ne peut diminuer Pour voir augmenter mon martire ;
Car Tombre seulement, du bonheur où i’aspire Me promet des contentemens 504 Qu’on ne peut obtenir auec trop de tourmens.
Acante en ces propos descouuroit son ennuy,
Lors qu’en l’interrompant, vn bruit le vint surprendre ; Aussi tost se tournant, il veid derrière luy Daphnis qui venoit de l’entendre Et qui de cette amour si fidelle et si tendre Marqua les mouuemens diuers, su Qu’auec peu d’artifice il a mis dans ces vers.
ANNOTATIONS