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XLIII

PLAINTE A UAMOVR

SONNET

Toy qui de mon erreur es Taueugle complice, Enfant né dans le crime, & dans la trahison.

Puis que ta violence a si peu de raison le veux dire tout haut quelle est ton iniustice.

Amour, tu veux que Paime vne belle prison.

Et tu m’y viens gesner d’vn eternel supplice.

Me nourrissant tousiours d’vn si cruel poison Que pour m’en deliurer ie cherche vn précipice.

Celle dont les appas ont engagé mon cœur. Traite mes passions auec tant de rigueur Que sur moy sa colere à tous propos esclate ;

Et tout ce qui l’oblige à tant de cruautez.

C’est que mes sentimens pour loüer ceste ingrate Mesprisent auiourd’huy les plus rares Beautez.

VAvis considérable. Sonnet, [xiii]

La Belle en dueil. Sonnet, [xvii]

VHumeur ingrate. Sonnet, [xxxivj

LES REMEDES INVTILES

VAme insensible. Sonnet, [xxxv, Plaintes d' Amour.] [XLIV]

LES REMEDES INVTILES

SONNET

Chef d’œuure sans exemple, où TArt & la Nature Ont employé leur soin si libéralement,

Toy qui par tes secrets peus si facilement 4 Conduire tes amis loin de la sépulture.

De Lorme, ie t’implore en ma triste auanture : le suis dedans le sein blessé cruellement.

Et tout ce que i’ay fait pour mon soulagement 8 N’a rien fait iusqu’icy qu’irriter ma blessure.

le sens dans mes humeurs vn grand feu s’embraser : Trauaillé de douleurs ie ne puis reposer,

Il Et n’espere plus rien qu’en ton sçauoir extresme. Mais que peux-tu fournir qui serue à ma langueur ? Las ! i’ay le cœur atteint, & tu m’as dit toy mesme 14 Qu’il n’est point de remede aux blessures du cœur.

Le Cabaliste. Sonnet, [xxx. Prier e à son cher Limante.]

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