‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 27 sur 99 · XXXIII. — Les pedants confondus · texte numérisé non relu

XXXIII. — Les pedants confondus

Un jour plusieurs effendis (lettres) viennent chez le Hodja et lui reprochent de passer sa vie a lire et a ecrire sans avoir appris le persan. — Pourquoi, fit-il, ne le connajtrais-je pas, si vous le savez, et il

leur recite deux vers turcs herisses de mots persans et dont void le sens :

« A ceux qui pretendent qu'il ne sait pas le persan le Hodja dit ces vers :

« J'estime que les cypres ne me conviendront qu'apres ma mort.

« Neuf anes s'etaient prepares: j'ai battu les uns et renvoye les autres aux champs. »

— Par Dieu, s'ecrierent a ces mots les visiteurs, il ne faut pas lui en demander davantage! lis s'en retournerent lestement.

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