VI. — Un mort en promenade
Le Hodja cheminait un jour dans un lieu desert ; il voit venir, en sens contraire, quelques cavaliers. Peut-etre etait-ce des voleurs. Un tombeau etait proche, il se hate de se depouiller de ses vetements, et penetre dans la cavite dumausolee. Les cavaliers l'apercoivent en cet instant et s'approchent : — He, l'ami, s'ecrient-ils, pourquoi entres-tu la ? — A ces mots, le Hodja, ne sachant trop que dire, replique : — Ce tombeau est le mien, j'en etais sorti un moment seulement pour prendre l'air.